Création du monde connu
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Création du monde connu
Création du monde connu
Imaginez une terre a perte de vue où se mélangent plaines ondoyantes, rivières mouvantes et hautes montagnes enneigées. Imaginez une terre où notre tendre Eolandia ne serait qu’une infime partie d’un ancien et vieux continent dont le nom se serait perdu il y a plusieurs milliers d’années, une terre où les grands espaces permettaient une faible cohabitation entre êtres civilisés et bêtes féroces. Telles sont les paysages décrit dans les contes que vous racontaient vos parents les longs soirs d’hiver au coin du feu. Depuis bien longtemps, plus aucune personne ne sait quelles sont les origines des ces histoires, mais personne n’eut jamais l’idée d’arrêter cette coutume.
Pourtant quelques érudits ont une autre vision du monde. Dans la bibliothèque privée du roi, certains manuscrits relatent une histoire peu commune, une histoire dont l’homme aurait été l’origine d’un grand désastre. Rappelez-vous de la légende d’Eolan.
Vous ne vous en souvenez plus ? Attendez un peu que je vous la conte...
Plusieurs dizaines de milliers d'années auparavant, des Dieux aux noms perdus, berçaient en une sereine harmonie l'ensemble des êtres vivants, mais aussi les quatre éléments unifiant le monde : le feu, l'eau, la terre, et l'air. Mais la fascination que maintenaient les Dieux pour leurs créations, et la soif de pouvoir des mortels, eurent un incident terrible.
En effet, l'ancien Seigneur des Dieux, sage parmi les sages et dont sa puissance ne connaissait pas de limite ne put résister aux charmes d'une humaine aux traits fluides et au corps parfait, et en tomba farouchement amoureux. En échange de son cœur pur et d’un fils robuste qui serait le fruit de leur union, il lui promit qu’il exaucerait son souhait le plus cher et le plus fou. L'humaine, avide devant cette offre inespérée, accepta le marché et quelques mois après lui amena à la Porte des Cieux un nouveau né. Fier d'être pour la première fois réellement père, et non pas Créateur, il écouta le vœu de sa tendre aimée :
"La terre est féconde, elle est ma vie. Je peux grâce à elle récolter le fruit de mon labeur, et m'en nourrir.
L'air est pur, il est mon rêve. Je peux grâce à lui m'imaginer voyager parmi les oiseaux jusqu'aux Cieux où vit mon aimé.
Le feu est puissant, il est mon réconfort. Je peux grâce à lui m'endormir paisiblement sans me soucier des dents du froid.
L'eau est intemporelle, elle est mon espoir. Je peux grâce à elle percevoir la grandeur de notre monde, et voyager d'un simple touché."
C'est ainsi que le Seigneur des Dieux confia à son épouse le pouvoir et le contrôle des éléments, assassinant de ce fait les Dieux élémentaires du Feu, de l'Eau, de l'Air et de la Terre, qui avant de pousser leurs derniers souffles, eurent juste le temps de s’allier et de maudire le nouveau né : la première nuit de ses 20ans, le monde connu changera à tout jamais.
Le jour de ses 20 ans fut célébré, de nombreuses façons plus ou moins scabreuses, par les Dieux et par l'ensemble des créatures intelligentes, comme la fin du monde... mais rien ne se produisit et tous retournèrent gaiement travailler. Mais il n'en était rien, la journée ne serait finie qu'une fois minuit passé. Feu les Dieux du feu, de la terre, de l’eau et du vent avaient eu le temps, avant de mourir, de préparer un plan dont même l’illustre Sage ne pourrait rien y faire. Au onzième gong précédent le passage d’un jour à l’autre, un tremblement de terre sans précédent eut lieu, tous les volcans se mirent à recracher de la lave et des cendres chaudes, les eaux s'infiltrèrent dans les roches et les démantelèrent, et l'air exerça une pression intense sur le tout. Un bruit sourd résonna dans tout l'univers et en l'espace d'une nuit, des milliers de parcelles de terres décrochées du sol s'élevèrent loin au dessus des nuages de cendres. Devant ce désastre, la puissance des Dieux eux-mêmes fut inutile, et seul le courage de l’unique demi-dieu, enfant maudit et désigné coupable de ce désastre, permit a tout être vivant et végétal de survivre. En sacrifiant sa vie et toute son énergie, il réalisa un miracle encore jamais vu auparavant. En récompense de cet acte, les populations, éblouies par ce courage, décidèrent de donner son nom à l'une des plus grandes parcelles de terre qu’il avait sauvé : Eolandia ou terre D’Eolan …
Que diriez-vous si je vous disais que les traductions des précieux manuscrits ont révélé des similitudes avec cette légende. Mais n’allez pas le crier sur les toits, car tout le monde aime à penser que leurs vies ne peuvent être qu’ici, dans les nuages que nous côtoyons. D’ailleurs regardez comme ils paraissent paisibles, à penser qu’ils sont maîtres de leurs destinées. Mais on peut voir dans vos yeux que vous ne faites pas parti de ces gens. Rapprochez vous de moi, maintenant, pour que je puisse parler plus bas. Ce que je vais vous raconter, peu de monde le sait, je vous demanderais donc de le garder pour vous, mais aussi de garder un œil critique dessus.
Sur ces mêmes manuscrits, on peut y lire que notre cher quadrat ne serait pas le seul sauf. Je ne parle pas des petits ilots que nous pouvons voir avec une lunette, mais bien d'une terre semblable à Eolandia. Mais tout laisse à penser que cette partie du manuscrit ne serait que fabulation. Bien des aventuriers aux ordres du conseil ont pris la direction de l’inconnu. Peu d’entre eux en sont revenus et les discours sont clairs. Aucune terre n’existe au-delà de l’horizon, seulement des nuages et des monstres, si on s’éloigne suffisamment. Mais le plus étrange vient non de l’horizon mais de ce qui se passerait des centaines et des centaines de pas sous nos pieds. La traduction de cette partie ne serait pas finie, mais nos têtes pensantes se laisser à imaginer que l’Orage en contrebas, que l’on peut apercevoir par temps clair, existerait depuis ce désastre, et remplacerait en totalité ce qui aurait servi de terre à nos ancêtres, et ne serait donc, par conséquent, qu’un gigantesque cimetière. Lugubre me direz vous.
Mais cela n’a jamais entamé la volonté du conseil à chercher ce que l’on pourrait appeler nos frères. Cette volonté finit par porter ses fruits lorsqu'on découvrit un autre ilôt habité par des humanoïdes. Le conseil, exalté par cette découverte, envoya nombre d'hommes par delà les nuages, certains revenant avec la gloire, d'autres, non. Il est impossible de savoir combien d'ilôts ont été découverts, seuls quelques marchands et soldats dûment mandatés par le Roi connaissent leurs localisations exactes. Sécurité du peuple, tel est l'argument avancé par le Roi pour expliquer cette restriction, et je le comprends fort bien. On peut se réjouir de ne plus être seuls, mais peut-on être sûr que cela ne donnera que du bien ? Je peux voir dans vos yeux que vous avez envi d'explorer par vous même ces lointains paysages, mais sans une lettre cachetée du roi, vous serez devenu hors-la-loi, voire abattu à vue, en posant un seul pied sur ces terres inconnues, tout comme le ferait nos soldats envers des clandestins. Tel est l'accord entre les dirigeants. Peut-être qu’un jour vous ferez parti de l’une de ces expéditions, mais vous avez du chemin à faire avant d’en arriver là. Et surtout n’oubliez pas de vous taire car si le conseil vient à savoir que vous êtes au courant de cela, il vous fera disparaitre sans que personne ne puisse vous aider. Attendez votre tour et vous deviendrez peu être aussi célèbre qu’Eolan lui-même.
(merci à Anarion !)
Imaginez une terre a perte de vue où se mélangent plaines ondoyantes, rivières mouvantes et hautes montagnes enneigées. Imaginez une terre où notre tendre Eolandia ne serait qu’une infime partie d’un ancien et vieux continent dont le nom se serait perdu il y a plusieurs milliers d’années, une terre où les grands espaces permettaient une faible cohabitation entre êtres civilisés et bêtes féroces. Telles sont les paysages décrit dans les contes que vous racontaient vos parents les longs soirs d’hiver au coin du feu. Depuis bien longtemps, plus aucune personne ne sait quelles sont les origines des ces histoires, mais personne n’eut jamais l’idée d’arrêter cette coutume.
Pourtant quelques érudits ont une autre vision du monde. Dans la bibliothèque privée du roi, certains manuscrits relatent une histoire peu commune, une histoire dont l’homme aurait été l’origine d’un grand désastre. Rappelez-vous de la légende d’Eolan.
Vous ne vous en souvenez plus ? Attendez un peu que je vous la conte...
Plusieurs dizaines de milliers d'années auparavant, des Dieux aux noms perdus, berçaient en une sereine harmonie l'ensemble des êtres vivants, mais aussi les quatre éléments unifiant le monde : le feu, l'eau, la terre, et l'air. Mais la fascination que maintenaient les Dieux pour leurs créations, et la soif de pouvoir des mortels, eurent un incident terrible.
En effet, l'ancien Seigneur des Dieux, sage parmi les sages et dont sa puissance ne connaissait pas de limite ne put résister aux charmes d'une humaine aux traits fluides et au corps parfait, et en tomba farouchement amoureux. En échange de son cœur pur et d’un fils robuste qui serait le fruit de leur union, il lui promit qu’il exaucerait son souhait le plus cher et le plus fou. L'humaine, avide devant cette offre inespérée, accepta le marché et quelques mois après lui amena à la Porte des Cieux un nouveau né. Fier d'être pour la première fois réellement père, et non pas Créateur, il écouta le vœu de sa tendre aimée :
"La terre est féconde, elle est ma vie. Je peux grâce à elle récolter le fruit de mon labeur, et m'en nourrir.
L'air est pur, il est mon rêve. Je peux grâce à lui m'imaginer voyager parmi les oiseaux jusqu'aux Cieux où vit mon aimé.
Le feu est puissant, il est mon réconfort. Je peux grâce à lui m'endormir paisiblement sans me soucier des dents du froid.
L'eau est intemporelle, elle est mon espoir. Je peux grâce à elle percevoir la grandeur de notre monde, et voyager d'un simple touché."
C'est ainsi que le Seigneur des Dieux confia à son épouse le pouvoir et le contrôle des éléments, assassinant de ce fait les Dieux élémentaires du Feu, de l'Eau, de l'Air et de la Terre, qui avant de pousser leurs derniers souffles, eurent juste le temps de s’allier et de maudire le nouveau né : la première nuit de ses 20ans, le monde connu changera à tout jamais.
Le jour de ses 20 ans fut célébré, de nombreuses façons plus ou moins scabreuses, par les Dieux et par l'ensemble des créatures intelligentes, comme la fin du monde... mais rien ne se produisit et tous retournèrent gaiement travailler. Mais il n'en était rien, la journée ne serait finie qu'une fois minuit passé. Feu les Dieux du feu, de la terre, de l’eau et du vent avaient eu le temps, avant de mourir, de préparer un plan dont même l’illustre Sage ne pourrait rien y faire. Au onzième gong précédent le passage d’un jour à l’autre, un tremblement de terre sans précédent eut lieu, tous les volcans se mirent à recracher de la lave et des cendres chaudes, les eaux s'infiltrèrent dans les roches et les démantelèrent, et l'air exerça une pression intense sur le tout. Un bruit sourd résonna dans tout l'univers et en l'espace d'une nuit, des milliers de parcelles de terres décrochées du sol s'élevèrent loin au dessus des nuages de cendres. Devant ce désastre, la puissance des Dieux eux-mêmes fut inutile, et seul le courage de l’unique demi-dieu, enfant maudit et désigné coupable de ce désastre, permit a tout être vivant et végétal de survivre. En sacrifiant sa vie et toute son énergie, il réalisa un miracle encore jamais vu auparavant. En récompense de cet acte, les populations, éblouies par ce courage, décidèrent de donner son nom à l'une des plus grandes parcelles de terre qu’il avait sauvé : Eolandia ou terre D’Eolan …
Que diriez-vous si je vous disais que les traductions des précieux manuscrits ont révélé des similitudes avec cette légende. Mais n’allez pas le crier sur les toits, car tout le monde aime à penser que leurs vies ne peuvent être qu’ici, dans les nuages que nous côtoyons. D’ailleurs regardez comme ils paraissent paisibles, à penser qu’ils sont maîtres de leurs destinées. Mais on peut voir dans vos yeux que vous ne faites pas parti de ces gens. Rapprochez vous de moi, maintenant, pour que je puisse parler plus bas. Ce que je vais vous raconter, peu de monde le sait, je vous demanderais donc de le garder pour vous, mais aussi de garder un œil critique dessus.
Sur ces mêmes manuscrits, on peut y lire que notre cher quadrat ne serait pas le seul sauf. Je ne parle pas des petits ilots que nous pouvons voir avec une lunette, mais bien d'une terre semblable à Eolandia. Mais tout laisse à penser que cette partie du manuscrit ne serait que fabulation. Bien des aventuriers aux ordres du conseil ont pris la direction de l’inconnu. Peu d’entre eux en sont revenus et les discours sont clairs. Aucune terre n’existe au-delà de l’horizon, seulement des nuages et des monstres, si on s’éloigne suffisamment. Mais le plus étrange vient non de l’horizon mais de ce qui se passerait des centaines et des centaines de pas sous nos pieds. La traduction de cette partie ne serait pas finie, mais nos têtes pensantes se laisser à imaginer que l’Orage en contrebas, que l’on peut apercevoir par temps clair, existerait depuis ce désastre, et remplacerait en totalité ce qui aurait servi de terre à nos ancêtres, et ne serait donc, par conséquent, qu’un gigantesque cimetière. Lugubre me direz vous.
Mais cela n’a jamais entamé la volonté du conseil à chercher ce que l’on pourrait appeler nos frères. Cette volonté finit par porter ses fruits lorsqu'on découvrit un autre ilôt habité par des humanoïdes. Le conseil, exalté par cette découverte, envoya nombre d'hommes par delà les nuages, certains revenant avec la gloire, d'autres, non. Il est impossible de savoir combien d'ilôts ont été découverts, seuls quelques marchands et soldats dûment mandatés par le Roi connaissent leurs localisations exactes. Sécurité du peuple, tel est l'argument avancé par le Roi pour expliquer cette restriction, et je le comprends fort bien. On peut se réjouir de ne plus être seuls, mais peut-on être sûr que cela ne donnera que du bien ? Je peux voir dans vos yeux que vous avez envi d'explorer par vous même ces lointains paysages, mais sans une lettre cachetée du roi, vous serez devenu hors-la-loi, voire abattu à vue, en posant un seul pied sur ces terres inconnues, tout comme le ferait nos soldats envers des clandestins. Tel est l'accord entre les dirigeants. Peut-être qu’un jour vous ferez parti de l’une de ces expéditions, mais vous avez du chemin à faire avant d’en arriver là. Et surtout n’oubliez pas de vous taire car si le conseil vient à savoir que vous êtes au courant de cela, il vous fera disparaitre sans que personne ne puisse vous aider. Attendez votre tour et vous deviendrez peu être aussi célèbre qu’Eolan lui-même.
(merci à Anarion !)

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