Aborhym : Dieu du Chaos, de la Mort Douloureuse, de la Damnation, et des Démons
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Aborhym : Dieu du Chaos, de la Mort Douloureuse, de la Damnation, et des Démons
Aborhym : Dieu du Chaos, de la Mort Douloureuse, de la Damnation, et des Démons
Aborhym est généralement représenté par un démon cornu assis sur un autel d'os.
Au quotidien :
Aborhym est le Dieu du Chaos, de la Mort Douloureuse, de la Damnation et des Démons. Il est souvent sollicité lorsque l’un de ses adorateurs souhaite la destruction d’un ennemi que ce soit un voisin, un membre de la famille, ou un traître. Le seul but sera d’anéantir dans d’horribles souffrances la personne vers qui est dirigé le courroux. Le succès de la demande sera lié au nombre d’offrandes effectuées dans l’année.
Généralement utilisé comme juron sous forme d'interjection par tout un chacun, "Aborhym" est pourtant un mot très mal perçu, de par sa signification profonde. Son nom sera ainsi toujours murmuré, jamais clamé de vive voix.
Dogme et Pratiques religieuses de ses dévots :
Un sacrifice doit lui être offert au Temple au minimum une fois par mois lors d’un rituel simple connu de tous les adorateurs d’Aborhym. L’animal à sacrifier reste au choix du croyant. Cela peut aller du simple poulet pour les moins fortunés à un bœuf entier. Plus l’écuelle contient de sang, plus Aborhym saura se montrer reconnaissant. Chaque adorateur devra porter autour du cou, un pendentif représentant la tête d’un diable.
Naissance d'un Dieu :
Dans la Forêt de Centurus, ont toujours vécu des créatures étranges à l’instinct animal développé. Il n’y avait pas que des bêtes sauvages. Zerikon était un Othrys quelque peu original, ayant fui dans sa jeunesse tout contact avec les siens, préférant la solitude et le silence aux braillements d’enfants, ou tout bruit composant la vie d’une tribu. Il vivait au fin fond de la forêt dans une cabane en bois où il avait accroché sur le faitage, une sorte de girouette artisanale fabriquée à l’aide d’un tibia et d’une tête qui aurait pu être celle d’un chat ou d’un lapin. D’ailleurs des ossements, Zerikon en avait éparpillé tout autour de sa maison afin d’éloigner les mauvais esprits murmurant dès la tombée de la nuit des incantations d’un ton menaçant.
Zerikon fuyait toute forme de société, en survivant grâce aux fruits de sa chasse et d’une sorte de potager planté à l’aide de graines provenant de plantes de la forêt. Il les utilisait soit sous une forme médicinale, soit pour cuisiner sa soupe du soir.
Un matin, il partit chasser comme tous les matins. Le temps était beau, pas un souffle de vent dans les arbres, ni de chant d’oiseau. Le silence total. Au détour d’un chemin, l’Othrys aperçut une biche dégustant dans des mouvements gracieux le feuillage d’un buisson. Sans le moindre bruit, il sortit une flèche de son carquois pour viser l’animal avec son arc, tendant silencieusement la corde avant de la lâcher. La flèche fila avec la rapidité de l’éclair pour se planter profondément dans le flanc de la bête qui s’écroula lentement sur le sol, grièvement blessée. Zerikon satisfait, sortit son couteau avant de rejoindre la biche qui le regarda s’approcher de ses grands yeux noirs, voilés par les prémices d’une mort annoncée.
- Ne me tue pas ou tu le regretteras.
Les mots furent prononcés dans un râle alors que Zerikon approchait son arme pour achever son gibier.
- Pourquoi devrais-je te laisser en vie ? Ta chair est parfaite pour me nourrir pendant plusieurs jours. Et je pourrais toujours vendre ta peau.
- Ne me tue pas. Je suis Thiania, fille de Deawyth, Roi des Esprits de la Forêt de Centurus. La nuit, tu ne nous vois pas, tu entends simplement nos murmures qui jusqu’à présent t’ont laissé en paix. Le jour, nous prenons l’apparence d’un animal de la forêt. Si tu me tues, tu seras damné pour l’éternité. Mon père ne te laissera aucun répit. Rien ne pourra l’arrêter, et ma chair que tu mangeras, te nécrosera de l’intérieur en l’espace d’une nuit.
D’un mouvement sec, l’Othrys trancha la carotide de Thiania sans tenir compte de sa menace puis la dépeça sans autre forme de procès. Le sang s’écoulant de la gorge de la bête était presque noir. Zerikon regarda un long moment ce flot noirâtre avant de continuer sa tâche. Il emporta ensuite les meilleurs morceaux qu’il fourra, enveloppés avec un tissu propre, dans sa besace. Délaissant la carcasse aux charognards de la forêt.
De retour chez lui, il prépara son repas qu’il dégusta avec plus de plaisir que d’habitude. La chair de cette biche avait des saveurs qu’il ne connaissait pas. Mais les esprits se manifestèrent dès qu’il fit nuit noire. Ce soir là, ils ne se contentèrent pas de murmurer, mais firent voler en éclat la porte du cabanon avant d’y pénétrer et d’encercler de toute part l’Othrys qui déjà se métamorphosait en diable cornu.
Aux premières lueurs de l’aube, les esprits partirent laissant derrière eux un être fou et démoniaque qui hanta, et hante peut-être encore aujourd’hui, la Forêt de Centurus pendant des décennies. Les Eolandiens de l’époque apprirent son existence à la première date d’anniversaire de sa métamorphose. Il sema désolation et chaos tout au long de la journée, avant de disparaître pour revenir l’année suivante et rééditer ses méfaits. Ils le nommèrent Aborhym.
Pour contrer les actions destructrices d’Aborhym, un petit groupe d’Eolandiens dressa un autel composé des os de ses victimes à l’orée de la forêt. Ils offrirent chaque année, la nuit sans lune précédant sa sinistre venue, un jeune goret vivant qu’ils égorgeaient, laissant couler le sang dans une écuelle déposée sur l’autel.
Cette dévotion calma le Démon qui ne se manifesta plus jamais.
Et ne se manifestera plus tant qu’il existera des Eolandiens pour l’adorer et lui faire des offrandes.

Représentation commune du Dieu du Chaos.
(Merci à Thalie !)
Aborhym est généralement représenté par un démon cornu assis sur un autel d'os.
Au quotidien :
Aborhym est le Dieu du Chaos, de la Mort Douloureuse, de la Damnation et des Démons. Il est souvent sollicité lorsque l’un de ses adorateurs souhaite la destruction d’un ennemi que ce soit un voisin, un membre de la famille, ou un traître. Le seul but sera d’anéantir dans d’horribles souffrances la personne vers qui est dirigé le courroux. Le succès de la demande sera lié au nombre d’offrandes effectuées dans l’année.
Généralement utilisé comme juron sous forme d'interjection par tout un chacun, "Aborhym" est pourtant un mot très mal perçu, de par sa signification profonde. Son nom sera ainsi toujours murmuré, jamais clamé de vive voix.
Dogme et Pratiques religieuses de ses dévots :
Un sacrifice doit lui être offert au Temple au minimum une fois par mois lors d’un rituel simple connu de tous les adorateurs d’Aborhym. L’animal à sacrifier reste au choix du croyant. Cela peut aller du simple poulet pour les moins fortunés à un bœuf entier. Plus l’écuelle contient de sang, plus Aborhym saura se montrer reconnaissant. Chaque adorateur devra porter autour du cou, un pendentif représentant la tête d’un diable.
Naissance d'un Dieu :
Dans la Forêt de Centurus, ont toujours vécu des créatures étranges à l’instinct animal développé. Il n’y avait pas que des bêtes sauvages. Zerikon était un Othrys quelque peu original, ayant fui dans sa jeunesse tout contact avec les siens, préférant la solitude et le silence aux braillements d’enfants, ou tout bruit composant la vie d’une tribu. Il vivait au fin fond de la forêt dans une cabane en bois où il avait accroché sur le faitage, une sorte de girouette artisanale fabriquée à l’aide d’un tibia et d’une tête qui aurait pu être celle d’un chat ou d’un lapin. D’ailleurs des ossements, Zerikon en avait éparpillé tout autour de sa maison afin d’éloigner les mauvais esprits murmurant dès la tombée de la nuit des incantations d’un ton menaçant.
Zerikon fuyait toute forme de société, en survivant grâce aux fruits de sa chasse et d’une sorte de potager planté à l’aide de graines provenant de plantes de la forêt. Il les utilisait soit sous une forme médicinale, soit pour cuisiner sa soupe du soir.
Un matin, il partit chasser comme tous les matins. Le temps était beau, pas un souffle de vent dans les arbres, ni de chant d’oiseau. Le silence total. Au détour d’un chemin, l’Othrys aperçut une biche dégustant dans des mouvements gracieux le feuillage d’un buisson. Sans le moindre bruit, il sortit une flèche de son carquois pour viser l’animal avec son arc, tendant silencieusement la corde avant de la lâcher. La flèche fila avec la rapidité de l’éclair pour se planter profondément dans le flanc de la bête qui s’écroula lentement sur le sol, grièvement blessée. Zerikon satisfait, sortit son couteau avant de rejoindre la biche qui le regarda s’approcher de ses grands yeux noirs, voilés par les prémices d’une mort annoncée.
- Ne me tue pas ou tu le regretteras.
Les mots furent prononcés dans un râle alors que Zerikon approchait son arme pour achever son gibier.
- Pourquoi devrais-je te laisser en vie ? Ta chair est parfaite pour me nourrir pendant plusieurs jours. Et je pourrais toujours vendre ta peau.
- Ne me tue pas. Je suis Thiania, fille de Deawyth, Roi des Esprits de la Forêt de Centurus. La nuit, tu ne nous vois pas, tu entends simplement nos murmures qui jusqu’à présent t’ont laissé en paix. Le jour, nous prenons l’apparence d’un animal de la forêt. Si tu me tues, tu seras damné pour l’éternité. Mon père ne te laissera aucun répit. Rien ne pourra l’arrêter, et ma chair que tu mangeras, te nécrosera de l’intérieur en l’espace d’une nuit.
D’un mouvement sec, l’Othrys trancha la carotide de Thiania sans tenir compte de sa menace puis la dépeça sans autre forme de procès. Le sang s’écoulant de la gorge de la bête était presque noir. Zerikon regarda un long moment ce flot noirâtre avant de continuer sa tâche. Il emporta ensuite les meilleurs morceaux qu’il fourra, enveloppés avec un tissu propre, dans sa besace. Délaissant la carcasse aux charognards de la forêt.
De retour chez lui, il prépara son repas qu’il dégusta avec plus de plaisir que d’habitude. La chair de cette biche avait des saveurs qu’il ne connaissait pas. Mais les esprits se manifestèrent dès qu’il fit nuit noire. Ce soir là, ils ne se contentèrent pas de murmurer, mais firent voler en éclat la porte du cabanon avant d’y pénétrer et d’encercler de toute part l’Othrys qui déjà se métamorphosait en diable cornu.
Aux premières lueurs de l’aube, les esprits partirent laissant derrière eux un être fou et démoniaque qui hanta, et hante peut-être encore aujourd’hui, la Forêt de Centurus pendant des décennies. Les Eolandiens de l’époque apprirent son existence à la première date d’anniversaire de sa métamorphose. Il sema désolation et chaos tout au long de la journée, avant de disparaître pour revenir l’année suivante et rééditer ses méfaits. Ils le nommèrent Aborhym.
Pour contrer les actions destructrices d’Aborhym, un petit groupe d’Eolandiens dressa un autel composé des os de ses victimes à l’orée de la forêt. Ils offrirent chaque année, la nuit sans lune précédant sa sinistre venue, un jeune goret vivant qu’ils égorgeaient, laissant couler le sang dans une écuelle déposée sur l’autel.
Cette dévotion calma le Démon qui ne se manifesta plus jamais.
Et ne se manifestera plus tant qu’il existera des Eolandiens pour l’adorer et lui faire des offrandes.

Représentation commune du Dieu du Chaos.
(Merci à Thalie !)

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