Brassica : Déesse des navets, des légumes, et de la vivacité végétale

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Brassica : Déesse des navets, des légumes, et de la vivacité végétale

Message  Maître du Jeu le Mar 21 Avr 2009 - 1:38

Brassica : Déesse des navets, des légumes, et de la vivacité végétale


Brassica est representée par le profil d'une jeune fille aux cheveux ornés de fleurs qui porte à bout de bras un panier débordant de navets.


Au quotidien :

La déesse Brassica est principalement priée par les fermiers aux champs labourés, qui espèrent voir leur grain germer au plus vite, mais aussi, par les consommateurs de succulents légumes issus d'une agriculture conforme aux rites imposés par la bien-séance brassicante, dîte "biologique". Accessoirement, la déesse est nommée par les aventuriers esseulés ou perdus en pleine forêt, afin de les aider à retrouver leur chemin ou bien une plante comestible comme repas de fortune.
Le navet, nommé "chair de Brassica", est un mêt que s'autorise toute la population, sans distinction de race ou de classe sociale. Cependant, le bétail n'est pas autorisé à s'en nourir. Il y a de cela quelques poignées d'années, cette plante a été nommée libre d'exploitation et détaxée pour l'import-export. Une réforme aurait même voulu que tout individu possédant un jardin (ou une surface minimale de plantation) se voit obligé d'en cultiver un demi-quintal, afin de nourir sa famille ou ses voisins dans le besoin, mais hélas, cette idéologie altruiste a été oubliée avec les nouvelles générations qui n'ont jamais connues les répercussions directes de la Faim Dévorante.
Cependant, les moeurs ont toujours persisté, et il est commun dorénavant qu'un jour de la semaine soit uniquement consacré au navet (bien qu'on puisse en manger les autres jours). Ce jour spécial est nommé "Rutabaga", et tout le monde devrait s'y plier (afin d'avoir la conscience tranquille, dit-on), en hommage à tous ces Eolandiens décédés durant la Faim Dévorante. Lors de ce jour, chaque repas doit avoir comme ingrédient principal le navet, et le souper doit uniquement se composer de navets cuits à la vapeur, sans accompagnement quelconque. Les personnes agées tiennent beaucoup à cette coutume singulière.


Dogme et Pratiques religieuses de ses dévots :

Les Brassicants, ou dévôts de la déesse Brassica, peuvent être qualifiés de marginaux par les autres religions ou les membres de la population elististe. Affublés de robes aux teintes végétales, les prêtres de l'église brassicante ne font que peu attention à leur apparence ou à leurs mots, aimant aborder une vie d'amour et de plantes fraiches, disent-ils parfois. Les prètres de Brassica sont très proches des démunis. Chaque jour, à horaire fixe, les membres de l'église distribuent des légumes aux nécessiteux qui s'entassent sur le parvis de leur temple... au grand dam des batisses mitoyennes qui doivent gérer cet afflux de populace matinal. Les légumes que les prètres distribuent sont les offrandes données à la Déesse, lors des jours précédents. Ils mettent un point d'honneur à ce que ces légumes soient toujours de qualité. Et, ainsi, ils contribuent sans le savoir à la bonne santé du peuple sans-ressources, plutôt que de donner ces aliments prêts à être cuisinés aux porcs ou encore aux rats.
Les croyants de Brassica se plaisent à mener des gerbes de fleurs ou des paniers de légumes aux abords de statues fleuries à son effigie. On les surprends parfois à aider les prètres à distribuer la nourriture à la basse population.
Adeptes des plaisirs naturels et proches de la végétation, les adeptes extrèmistes organisent parfois, aux abords de la forêt de Centurus, des grands banquets aux plats débordants de fruits juteux et de légumes à toutes les sauces. Lors de ces cérémonies, des tablettes d'herbes séchées sont fumées par ces gens, qui, sous les effluves ennivrantes, pensent voir venir à eux les dons de Brassica et l'esprit des arbres... Mais ces cérémonies sont vites maîtrisées, et au final, avortées, car sous l'emprise de cette drogue douce, les actes des consommateurs deviennent inconscients, et donc, parfois, hostiles. Un jeu du chat et de la souris se joue alors entre la milice et ces extrèmistes brassicants.

Attention, les druides ne sont pas tous des prètres de Brassica, tout comme ses dévôts ne sont pas tous druides.


Naissance d'un Dieu :

Alors que la cité flottante d'Eolandia commençait déjà à prospérer, espérant s'ouvrir sur l'ensemble des quadrats alentours par son petit port marchand, un évènement majeur se produisit, appelé Faim Dévorante. Certains individus, aujourd'hui tès agés, s'en souviennent, car un membre de leur famille en a été une victime involotaire.

Comme vous le savez, l'eau qui sert à irriguer les champs provient de l'eau de pluie stockée dans de grandes citernes sur la surface de l'ilôt. Et cette eau, précieuse, ne pouvait être gaspillée. Après une période de sécheresse, tous souffraient par les restrictions en eau imposées par le Conseil. L'eau des réserves devaient être gardées en priorité pour la population et le bétail, et accessoirement pour arroser les champs. Cette période de crise hydrique passa tant bien que mal, sans réels bouleversements. Mais hélas, un évènement extérieur à l'ilôt vint saccager ces perspectives.

Des insectes migrateurs, par dizaines de milliers, mis en mouvement en direction de Eolandia par cette sécheresse imprévue, trouvèrent sur ce bloc plus qu'il ne fallait pour leur instinct de survie. En moins d'un jour, un nuage grouillant aussi épais qu'une purée de pois vint s'écraser sur l'ilôt. La forêt de Centurus, de par sa taille, était ciblée par les insectes, cherchant à en dévorer chaque feuilles d'arbres et chaque brin d'herbe. Mais une cellule de crise s'ouvrit dans les hautes fonctions de Eolandia : la forêt de Centurus, ainsi que ses espèces communes, devait être préservée, pour la prospérité de tout un chacun. Les plus grands sorciers et prètres se réunirent pour lever une barrière arcanique autour de la forêt, afin d'en protéger les résidents. Rapidement, et abandonnant la lisière de la forêt déja entamée par cette horde affamée, ils se répartirent la tâche afin de léver des stèles magiques, devançant le nuage infernal, et ainsi créer des murailles opaques infranchissables, jusqu'à que les insectes retournent à leur lieu d'origine.

Le projet fut couronné de succès, la forêt de Centurus fut sauvée des milliards de mandibules. Mais hélas, l'imprévu se réalisa. Alors que les scientifiques pensaient qu'ils allaient partir, une fois la forêt innateignable, ils eurent la surprise de voir le nuage se rediriger vers tout ce qui était comestible sur l'ilôt, oubliant leur attrait premier vers les grands arbres de la forêt. Dévorant plants, graines et récoltes, s'inflitrant dans toutes les maisons, rongeant les vêtements faits de fibres végétales et les toiles des navires volants, ce cataclysme animal donna un coup de massue au peuple eolandien, qui n'eut à aucun moment le temps de se défendre ni de s'y préparer. Cet évènement fut appelé la Faim Dévorante... Et nul ne sait si c'était à cause de la faim sans limites dont avaient fait preuve ces insectes, ou bien la période de famine intense et de désarrois qui en a découlée. Seule l'eau était encore disponible.

Les insectes restèrent sur l'ilôt quatre jours, avant de partir d'un seul homme vers un horizon inconnu, et les êtres intelligents perdirent la guerre face à la nature. Les vêtements en loques, aucune réserve alimentaire sur tout l'ilôt, nul moyen de prendre un navire volant à l'époque tous pourvus de voiles immenses, le peuple changea... Les crimes se multiplièrent vite, parfois des individus furent assassinés et dévorés par leurs semblables emprunt de panique, alors que seulement quelques jours s'étaient écoulés. Les hautes autorités refusèrent toutefois, alors que le peuple faisait pression, de lever les murailles magiques qui entouraient la forêt de Centurus. Si cet endroit avait été préservé d'un nuage d'insectes, pourquoi allait-il être réduit à néant par une population affamée ? Cela revenait au même. La nature devait survivre, le peuple, lui était remplaçable.

Les tensions atteignirent leur paroxisme le deuxième jour après le départ des insectes, alors que l'ensemble des animaux d'élevages avait été consommé. Le peuple avait faim, et le Conseil était tétu. Des rixes s'élèvèrent, et la milice n'hésitait pas à tirer dans la foule devenue aggressive. Une scène horrible naquit de cet évènement, les premières réelles révoltes envers le gouvernement eurent lieu.... Et, les yeux embués de larmes de rage, de tristesse, de faim, et de haine, personne ne vit au loin, dans le ciel, un convois de navires volants s'approcher d'Eolandia.

A leurs bords, des centaines d'hommes de main et, surtout, un premier ministre chargé des transactions commerciales d'un ilôt lointain à Eolandia. Les flancs des vaisseaux étaient remplis de légumes de toutes sortes, issus de leurs productions locales. Leur but était de venir proposer leurs cargaisons en échange de minerais issus des carrières minérales des environs, bien qu'ils sachent que la valeur de leurs marchandises ne valaient point celles qu'on pourrait trouver sur un aussi grand bloc qu'est Eolandia. Arrivés sur le Port Marchand, le premier-ministre étranger misa tout de sa transaction hasardeuse sur le charisme de sa charmante jeune fille, qu'il obligea à descendre sur les quais, un panier de navets à bout de bras, afin de piquer au vif les sentiments du batonnier en charge du port. Mais, au lieu des rires moqueurs qu'une telle transaction légumes-minerais aurait pu causer, se furent des cris de joies qui les accueillirent. Le Roi en personne descendit du domaine Fierté-Valbusier pour accueillir le premier minsitre, lui autorisant la main mise sur toute une partie des ressources en minerais du quadrat, en échange d'un envoi massif de denrées alimentaires. Mais ce qui marqua le plus le peuple était cette jeune fille, hésitante, cheveux aux vents, portant de ses mains l'objet de la survie actuelle..... La déesse Brassica était née, grâce aux dizaines de milliers d'âmes qui se mirent à croire simulténament en leur résurection soudaine. De nombreux Dieux auraient été fiers d'être créés d'autant d'âmes en une seule fois, mais la jeune déesse Brassica n'en laissa rien paraître, et elle resta dans le coeur de tous, la déesse proche du peuple et de la vie en elle-même.

Grâce à ces importations alimentaires, Eolandia put renaître de ses cendres, et devenir ce qu'elle est aujourd'hui... La ville d'Eolandia doit beaucoup à la déesse bienfaitrice aux navets, Brassica.



Représentation colorée de la déesse Brassica.
Art by Avess

Maître du Jeu
Admin

¤: ¤
¤: ¤
Chance:
0 / 500 / 50


Voir le profil de l'utilisateur http://eolandia.tonempire.net

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum