Coec : Déesse des Bonnes Idées, du Temps qui Passe, et de la Technologie
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Coec : Déesse des Bonnes Idées, du Temps qui Passe, et de la Technologie
Coec : Déesse des Bonnes Idées, du Temps qui Passe, et de la Technologie
Coec est généralement représentée par un sacribon femelle en salopette tachée de graisse, assise sur l'aiguille d'une immense pendule.
Au quotidien :
Coec est la déesse des Bonnes idées, du Temps qui passe et de la Technologie. Elle est souvent sollicitée par les créateurs afin qu’elle les aide à poursuivre leurs travaux lorsque ceux-ci se trouvent dans une impasse. Cela peut aussi bien être des œuvres technologiques que des créations artistisques.
Dogme et Pratiques religieuses de ses dévots :
Il n’existe pas de réelles pratiques religieuses dédiées à Coec si ce n’est observer une minute de silence absolue au lever du soleil et à la tombée de la nuit chaque jour qui passe. Ceux qui vénèrent la Déesse portent en permanence sur eux attaché autour de la taille, une ceinture sur laquelle est fixée un cadran contenant deux fluides de couleur circulant en sens inverse.
Naissance d’un Dieu :
Une ferme isolée en pleine campagne éolienne où il n’y avait que des champs de céréales ou des cultures maraîchères à perte de vue. Des poules, des cochons à nourrir, des vaches à traire, matin et soir. Seule compagnie de Coec, jeune Sacribon de seize ans, en dehors de ses parents Sédoc le père, et Liddry la mère.
Coec abordait un âge difficile, celui où tout sujet de discussion devient une véritable bataille rangée avec les parents. Et les coups de bec ne manquaient pas, notamment concernant l’organisation du travail à la ferme. Donner du grain aux poules, la pitance aux cochons le matin de bonne heure. Ensuite, emmener les vaches dans le pré à quelques lieux de la ferme. Revenir pour nettoyer les étables et remettre de la paille propre. Une fois tous ces travaux effectués, l’heure du repas avait sonné. Repas qu’elle devait préparer pour déjeuner avec ses parents revenus du marché, auquel ils partaient à la première heure le matin afin de vendre leurs produits issus de leur exploitation. Après le repas, Coec s’occupait de la maison, rangeant, astiquant, jusqu’au moment où le soleil fatigué de sa journée, commençait à décliner. Alors, elle devait retourner au pré chercher les vaches qui s’étaient empiffrées d’une herbe bien grasse toute la journée.
Coec en avait assez ! Elle était jeune, avait envie de s’amuser, de rencontrer des jeunes de son âge du village le plus proche. Mais ses parents refusaient de lui laisser la moindre liberté. Sedoc était un père autoritaire, possessif et égocentrique, refusant de faire la moindre concession en laissant sa fille s’amuser de temps en temps. Tant qu’il la nourrissait, la logeait, l’habillait, elle devait faire ce qu’il avait décidé et tout ça sans rien dire. Liddry écrasée par la personnalité despotique de son mari, et ne s’avisait jamais à le contrarier. Elle avait reçu quelques roustes au début de leur mariage dont elle se souvenait encore, et ne s’aventurait plus à le contredire.
Ce matin là, Coec s’était accrochée violemment avec son père, comme souvent d’ailleurs, mais ce matin était particulier. Il avait levé la main sur elle, encore plus brutalement que d’habitude, laissant une trace violacée autour de l’œil de son enfant, sur lequel sa grosse patte de paysan habitués aux rudes travaux de la ferme, s’était abattue. Coec fit profil bas jusqu’au départ de ses parents pour le marché, et s’enfuit en courant, dès qu'ils eurent disparu au coin de la route, sans s’arrêter aussi loin que ses pattes pouvaient l’emmener à travers champs.
Il faisait chaud… Très chaud même. L’été était apparu brutalement, sans vraiment laisser de place au printemps. Et pourtant la jeune Sacribon tremblait de la tête aux pieds. Elle tremblait de peur, elle grelottait de froid alors que la sueur inondait son front, détrempant ses jolis poils auburn. Elle finit par stopper sa course folle en s’écroulant au milieu d’épis de maïs brûlés par le soleil, et s’endormit au milieu de ses sanglots étouffés.
Des éclairs déchirant la voûte étoilée… Le tonnerre retentissant dans un grondement effroyable… Une pluie diluvienne… Il n’avait pas plu depuis plusieurs mois… Le ciel était déchaîné… Les bourrasques de vent d’une rare violence emportaient tout sur leur passage… Une tempête ? Un ouragan ? Une tornade ? Personne ne sut le dire…
Coec profondément endormie, fut réveillée par les premières gouttes de pluie déversées par des nuages agglutinés dans un ciel aussi noir que les ténèbres. Elle se leva précipitamment et reprit une course effrénée, l’œil hagard ne sachant où ses pas la dirigerait, bravant les éléments autant qu’elle le pouvait. Elle courrait, courrait sans s’arrêter, grimpant des sentiers pour mieux en redescendre jusqu’au moment où elle se retrouva au bord de l’eau, une immense falaise lui faisant face, l’empêchant de continuer sa fuite désespérée. Elle aperçut au milieu des trombes d’eau une cavité vers laquelle elle se dirigea et pénétra. Juste à temps… Une terrible bourrasque tourbillonnant sur elle-même vint obscurcir l’entrée de la grotte, drainant dans son sillage tout ce qu’elle pouvait aspirer. Tout y passait. Branche d’arbres, cultures dévastées, chaises, tables, tuiles… Coec affolée en découvrant le mobilier devenu volant, pensa au village qu’elle ne connaissait pas, aux villageois, à ses parents…
- Alors Mademoiselle, seriez-vous effrayée par une simple petite expérience que mon esprit génialissime qualifierait de basique ?
Coec se retourna brutalement au son de cette voix aux accents nasillards. Le pelage détrempé, les oreilles baissées de terreur, son regard affolé croisa celui qui venait de s’adresser à elle. Un être au corps difforme, avec une tête énorme et à la peau recouverte d’écailles luisantes qui tenait entre ce qui lui servait de mains ou de pinces, elle ne savait pas vraiment, un objet de forme arrondi qu’il triturait tout en l’observant.
- Tu te demandes qui je suis, hein ? Et bien avant que tu me poses cette stupide question, je vais renseigner ta curiosité. Cependant, je ne te dirai pas mon nom. A quoi bon, puisque tu vas mourir ! Je suis celui qui va détruire ton monde… Le monde que ta jeunesse voulait mordre à pleines dents.
Un rire sadique résonna dans la cavité, se répercutant sur les murs de pierres dans un écho monstrueux.
- Sauf, si tu réussis à m’arrêter… Mais pour cela, tu devras te saisir de ça !
Brandissant l’objet devant les yeux de Coec, elle découvrit un cadran dans lequel deux fluides de couleur différentes circulaient. L’un était bleu azur, l’autre était doré comme des épis de blés bien mûrs.
- Qu’est-ce que c’est ?
La créature ricana méchamment.
- La maîtrise du temps. Mais pas celui qui fait des ravages derrière toi. Celui que tu regardes s’écouler chaque jour avec un regard de désespoir, en ayant le sentiment de passer à côté des meilleurs moments de ta jeune vie. Celui que tu aimerais remonter pour profiter de l’instant présent comme n’importe quel jeune adolescente de ton âge au lieu de travailler comme une esclave.
- Pourquoi me parlez-vous de tout ça ? Qu’est-ce qui vous fait croire que j’aurai assez de courage pour vous affronter et sauver le monde ? Il ne m’a jamais rien apporté. J’ai plutôt envie de disparaître avec lui. Rien ne me retient ici.
Tout en parlant, Coec s’était assise sur le sol. Des larmes perlaient au bord de ses yeux tandis qu’une de ses mains tâtonnait dans son dos, à la recherche d’une pierre suffisamment grosse pour estourbir la monstruosité devant elle.
- Quoi ! Tu n’en as pas envie ? Hum, tu me déçois… Je te croyais un peu plus combative… Bon, et bien puisque cela ne t’intéresse pas, je m’en vais… Et meure avec ton désespoir !
La créature leva un de ces petits bras dans un mouvement aérien au moment où Coec refermait ses doigts sur une pierre anguleuse qu’elle lança sur le visage de la créature avec violence. Hébétée, celle-ci chancela. Coec en profita pour se jeter sur le cadran qu’elle rata mais qui partit valdinguer à l’autre bout de la caverne. Une bagarre entre les deux être s’ensuivit, Coec était jeune et frêle sans réelle défense alors que la créature était courte sur pattes mais pouvait utiliser de la magie. Coec l’avait bien compris. Elle devait absolument l’empêcher d’utiliser ses sorts en maîtrisant ses bras et ce qui lui servaient de mains.
Des pierres, des pierres, des pierres…. Elle se jeta sur lui et réussit malgré sa faible constitution et après plusieurs roulé-boulé, à le maintenir immobile sur le dos tant bien que mal, en coinçant son avant-bras sous sa gorge. Les travaux à la ferme ne se révélaient pas inutiles finalement. Ils avaient musclé ses membres et son corps plus qu’elle ne pouvait l’espérer. De l’autre main, elle saisit une pierre avec laquelle elle frappa… frappa… frappa… et frappa encore…
La chose informe ne bougeait plus. La grosse tête était devenue une masse informe de chairs sanguinolentes.
Coec se précipita alors vers le cadran qu’elle ramassa dans un mouvement précipité, alors que la tempête faisait toujours rage à l’extérieur de la grotte. Elle regarda les fluides circuler sans comprendre comment fonctionnait l’objet. Pas de bouton. Juste les deux fluides colorés qui tournaient. L’un dans un sens, l’autre dans le sens inverse.
Ce cadran était pourtant la clé.
Elle le déposa sur le sol de la caverne, ramassa une autre pierre et frappa aussi fort qu’elle avait frappé la tête de la créature informe. Le cadran explosa sous le choc, et un jet lumineux jailli, propulsant Coec contre une paroi de pierre où sa tête se fracassa dans un bruit d’os brisés.
A l’extérieur, la tempête s’arrêta brutalement. Puis repris, mais le mouvement des bourrasques, et de la pluie s’était inversé. Les habitants de son village virent leurs meubles revenir et retrouver leur place dans les maisons, ainsi que les tuiles des toits arrachés… Ils vécurent une nouvelle tempête… Bienfaitrice.
Le corps de Coec et de la créature furent retrouvés après plusieurs jours de battue par ses parents et les villageois venus les soutenir. Ils trouvèrent à leurs côtés le cadran au verre éclaté, mais aussi des engrenages, des écrous, des vis… Un tas de petits objets qu’ils ne connaissaient pas mais qu’au fil du temps ils apprirent à utiliser et à reproduire.
Le premier cadran fut créé par Brilap, un inventeur Sacribon taxé d’original pas la communauté, qui dédia sa création permettant de calculer le temps qui passe, à Coec.

(Merci à Thalie !)
Coec est généralement représentée par un sacribon femelle en salopette tachée de graisse, assise sur l'aiguille d'une immense pendule.
Au quotidien :
Coec est la déesse des Bonnes idées, du Temps qui passe et de la Technologie. Elle est souvent sollicitée par les créateurs afin qu’elle les aide à poursuivre leurs travaux lorsque ceux-ci se trouvent dans une impasse. Cela peut aussi bien être des œuvres technologiques que des créations artistisques.
Dogme et Pratiques religieuses de ses dévots :
Il n’existe pas de réelles pratiques religieuses dédiées à Coec si ce n’est observer une minute de silence absolue au lever du soleil et à la tombée de la nuit chaque jour qui passe. Ceux qui vénèrent la Déesse portent en permanence sur eux attaché autour de la taille, une ceinture sur laquelle est fixée un cadran contenant deux fluides de couleur circulant en sens inverse.
Naissance d’un Dieu :
Une ferme isolée en pleine campagne éolienne où il n’y avait que des champs de céréales ou des cultures maraîchères à perte de vue. Des poules, des cochons à nourrir, des vaches à traire, matin et soir. Seule compagnie de Coec, jeune Sacribon de seize ans, en dehors de ses parents Sédoc le père, et Liddry la mère.
Coec abordait un âge difficile, celui où tout sujet de discussion devient une véritable bataille rangée avec les parents. Et les coups de bec ne manquaient pas, notamment concernant l’organisation du travail à la ferme. Donner du grain aux poules, la pitance aux cochons le matin de bonne heure. Ensuite, emmener les vaches dans le pré à quelques lieux de la ferme. Revenir pour nettoyer les étables et remettre de la paille propre. Une fois tous ces travaux effectués, l’heure du repas avait sonné. Repas qu’elle devait préparer pour déjeuner avec ses parents revenus du marché, auquel ils partaient à la première heure le matin afin de vendre leurs produits issus de leur exploitation. Après le repas, Coec s’occupait de la maison, rangeant, astiquant, jusqu’au moment où le soleil fatigué de sa journée, commençait à décliner. Alors, elle devait retourner au pré chercher les vaches qui s’étaient empiffrées d’une herbe bien grasse toute la journée.
Coec en avait assez ! Elle était jeune, avait envie de s’amuser, de rencontrer des jeunes de son âge du village le plus proche. Mais ses parents refusaient de lui laisser la moindre liberté. Sedoc était un père autoritaire, possessif et égocentrique, refusant de faire la moindre concession en laissant sa fille s’amuser de temps en temps. Tant qu’il la nourrissait, la logeait, l’habillait, elle devait faire ce qu’il avait décidé et tout ça sans rien dire. Liddry écrasée par la personnalité despotique de son mari, et ne s’avisait jamais à le contrarier. Elle avait reçu quelques roustes au début de leur mariage dont elle se souvenait encore, et ne s’aventurait plus à le contredire.
Ce matin là, Coec s’était accrochée violemment avec son père, comme souvent d’ailleurs, mais ce matin était particulier. Il avait levé la main sur elle, encore plus brutalement que d’habitude, laissant une trace violacée autour de l’œil de son enfant, sur lequel sa grosse patte de paysan habitués aux rudes travaux de la ferme, s’était abattue. Coec fit profil bas jusqu’au départ de ses parents pour le marché, et s’enfuit en courant, dès qu'ils eurent disparu au coin de la route, sans s’arrêter aussi loin que ses pattes pouvaient l’emmener à travers champs.
Il faisait chaud… Très chaud même. L’été était apparu brutalement, sans vraiment laisser de place au printemps. Et pourtant la jeune Sacribon tremblait de la tête aux pieds. Elle tremblait de peur, elle grelottait de froid alors que la sueur inondait son front, détrempant ses jolis poils auburn. Elle finit par stopper sa course folle en s’écroulant au milieu d’épis de maïs brûlés par le soleil, et s’endormit au milieu de ses sanglots étouffés.
Des éclairs déchirant la voûte étoilée… Le tonnerre retentissant dans un grondement effroyable… Une pluie diluvienne… Il n’avait pas plu depuis plusieurs mois… Le ciel était déchaîné… Les bourrasques de vent d’une rare violence emportaient tout sur leur passage… Une tempête ? Un ouragan ? Une tornade ? Personne ne sut le dire…
Coec profondément endormie, fut réveillée par les premières gouttes de pluie déversées par des nuages agglutinés dans un ciel aussi noir que les ténèbres. Elle se leva précipitamment et reprit une course effrénée, l’œil hagard ne sachant où ses pas la dirigerait, bravant les éléments autant qu’elle le pouvait. Elle courrait, courrait sans s’arrêter, grimpant des sentiers pour mieux en redescendre jusqu’au moment où elle se retrouva au bord de l’eau, une immense falaise lui faisant face, l’empêchant de continuer sa fuite désespérée. Elle aperçut au milieu des trombes d’eau une cavité vers laquelle elle se dirigea et pénétra. Juste à temps… Une terrible bourrasque tourbillonnant sur elle-même vint obscurcir l’entrée de la grotte, drainant dans son sillage tout ce qu’elle pouvait aspirer. Tout y passait. Branche d’arbres, cultures dévastées, chaises, tables, tuiles… Coec affolée en découvrant le mobilier devenu volant, pensa au village qu’elle ne connaissait pas, aux villageois, à ses parents…
- Alors Mademoiselle, seriez-vous effrayée par une simple petite expérience que mon esprit génialissime qualifierait de basique ?
Coec se retourna brutalement au son de cette voix aux accents nasillards. Le pelage détrempé, les oreilles baissées de terreur, son regard affolé croisa celui qui venait de s’adresser à elle. Un être au corps difforme, avec une tête énorme et à la peau recouverte d’écailles luisantes qui tenait entre ce qui lui servait de mains ou de pinces, elle ne savait pas vraiment, un objet de forme arrondi qu’il triturait tout en l’observant.
- Tu te demandes qui je suis, hein ? Et bien avant que tu me poses cette stupide question, je vais renseigner ta curiosité. Cependant, je ne te dirai pas mon nom. A quoi bon, puisque tu vas mourir ! Je suis celui qui va détruire ton monde… Le monde que ta jeunesse voulait mordre à pleines dents.
Un rire sadique résonna dans la cavité, se répercutant sur les murs de pierres dans un écho monstrueux.
- Sauf, si tu réussis à m’arrêter… Mais pour cela, tu devras te saisir de ça !
Brandissant l’objet devant les yeux de Coec, elle découvrit un cadran dans lequel deux fluides de couleur différentes circulaient. L’un était bleu azur, l’autre était doré comme des épis de blés bien mûrs.
- Qu’est-ce que c’est ?
La créature ricana méchamment.
- La maîtrise du temps. Mais pas celui qui fait des ravages derrière toi. Celui que tu regardes s’écouler chaque jour avec un regard de désespoir, en ayant le sentiment de passer à côté des meilleurs moments de ta jeune vie. Celui que tu aimerais remonter pour profiter de l’instant présent comme n’importe quel jeune adolescente de ton âge au lieu de travailler comme une esclave.
- Pourquoi me parlez-vous de tout ça ? Qu’est-ce qui vous fait croire que j’aurai assez de courage pour vous affronter et sauver le monde ? Il ne m’a jamais rien apporté. J’ai plutôt envie de disparaître avec lui. Rien ne me retient ici.
Tout en parlant, Coec s’était assise sur le sol. Des larmes perlaient au bord de ses yeux tandis qu’une de ses mains tâtonnait dans son dos, à la recherche d’une pierre suffisamment grosse pour estourbir la monstruosité devant elle.
- Quoi ! Tu n’en as pas envie ? Hum, tu me déçois… Je te croyais un peu plus combative… Bon, et bien puisque cela ne t’intéresse pas, je m’en vais… Et meure avec ton désespoir !
La créature leva un de ces petits bras dans un mouvement aérien au moment où Coec refermait ses doigts sur une pierre anguleuse qu’elle lança sur le visage de la créature avec violence. Hébétée, celle-ci chancela. Coec en profita pour se jeter sur le cadran qu’elle rata mais qui partit valdinguer à l’autre bout de la caverne. Une bagarre entre les deux être s’ensuivit, Coec était jeune et frêle sans réelle défense alors que la créature était courte sur pattes mais pouvait utiliser de la magie. Coec l’avait bien compris. Elle devait absolument l’empêcher d’utiliser ses sorts en maîtrisant ses bras et ce qui lui servaient de mains.
Des pierres, des pierres, des pierres…. Elle se jeta sur lui et réussit malgré sa faible constitution et après plusieurs roulé-boulé, à le maintenir immobile sur le dos tant bien que mal, en coinçant son avant-bras sous sa gorge. Les travaux à la ferme ne se révélaient pas inutiles finalement. Ils avaient musclé ses membres et son corps plus qu’elle ne pouvait l’espérer. De l’autre main, elle saisit une pierre avec laquelle elle frappa… frappa… frappa… et frappa encore…
La chose informe ne bougeait plus. La grosse tête était devenue une masse informe de chairs sanguinolentes.
Coec se précipita alors vers le cadran qu’elle ramassa dans un mouvement précipité, alors que la tempête faisait toujours rage à l’extérieur de la grotte. Elle regarda les fluides circuler sans comprendre comment fonctionnait l’objet. Pas de bouton. Juste les deux fluides colorés qui tournaient. L’un dans un sens, l’autre dans le sens inverse.
Ce cadran était pourtant la clé.
Elle le déposa sur le sol de la caverne, ramassa une autre pierre et frappa aussi fort qu’elle avait frappé la tête de la créature informe. Le cadran explosa sous le choc, et un jet lumineux jailli, propulsant Coec contre une paroi de pierre où sa tête se fracassa dans un bruit d’os brisés.
A l’extérieur, la tempête s’arrêta brutalement. Puis repris, mais le mouvement des bourrasques, et de la pluie s’était inversé. Les habitants de son village virent leurs meubles revenir et retrouver leur place dans les maisons, ainsi que les tuiles des toits arrachés… Ils vécurent une nouvelle tempête… Bienfaitrice.
Le corps de Coec et de la créature furent retrouvés après plusieurs jours de battue par ses parents et les villageois venus les soutenir. Ils trouvèrent à leurs côtés le cadran au verre éclaté, mais aussi des engrenages, des écrous, des vis… Un tas de petits objets qu’ils ne connaissaient pas mais qu’au fil du temps ils apprirent à utiliser et à reproduire.
Le premier cadran fut créé par Brilap, un inventeur Sacribon taxé d’original pas la communauté, qui dédia sa création permettant de calculer le temps qui passe, à Coec.

(Merci à Thalie !)

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