Religion : Croyances, Conceptions et Dévotions

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Religion : Croyances, Conceptions et Dévotions

Message  Maître du Jeu le Mar 24 Nov 2009 - 21:21

Religion : Croyances, Conceptions et Dévotions




La Religion au quotidien


Dans un monde baigné de pouvoirs mystiques et empli de créatures fantastiques, chaque évènement peut prendre des proportions incompréhensibles pour les plus simples d’esprit. Nous pourrions dire, dans un monde moins sophistiqué, que l’Humain a besoin d’explorer sa piété pour se sentir bien plus qu’un Humain; mais dans un univers tel que le nôtre, la foi est une pratique quotidienne qui perd un peu de sa symbolique et qui n’a qu’un seul et ultime but : trouver un semblant d’espoir, alors que tout autour de soi n’est que fantaisie.
Un jour vous naissez, le lendemain vous disparaissez. C’est le cycle de la vie. Mais obtenir l’aide d’entités intangibles pour retarder cette échéance, et avoir une vie digne, bien remplie, et qui rapporte, est le concept de la Religion.
En effet, un geste que vous avez l’habitude d’accomplir, perd vite de son sens profond. Demandez à un fermier de vous dire pourquoi il jette un seau d’eau sur la stèle qui borde son domaine, il ne saura pas vous répondre, et vous annoncera que son père, et le père de son père, faisaient ainsi pour avoir meilleure récolte, et donc cela n’est que pratique et coutume. Un geste anodin me direz-vous, mais il n’en est rien ! C’est la notion que l’on pourrait donner à la Foi. Que se passerait-il, pour ce pauvre fermier, s’il ne mouillait pas cette simple plaque de pierre gravée ? Nul ne le sait, puis-ce que jamais quelqu’un n’oserait échapper à cette pratique séculaire.

Part entière de la vie de tous les jours, venir à fustiger un prètre, un lieu sacré ou une idéologie pieuse, est passible de prison. Si vous veniez à douter de la véracité des Dieux, il est préférable de ne pas exposer vos théories au grand jour. Nul ne vous blâmera si vous ne participez à aucune prière.







Conception divine


La naissance d’un Dieu suit le même concept dans l’esprit des gens, bien que cet aspect souligne une croyance bien plus profonde qui marque des milliers d’esprits simultanément. Un moment de la vie, un évènement, assez important pour en devenir exemplaire ? Un être, que rien ni personne ne semblait contrarier, se retrouve messie d’un peuple sans nécessairement le vouloir ? Une habitude, voire une place forte, inexpugnable, qui semble être un sommet inconnu et infranchissable ? Tous ces éléments laissent présager la conception même d’un Dieu : quelque chose qu’on ne peut concevoir, et qui marque si intensément le plus profond de nos êtres qu’il va dorénavant signer des vies et des royaumes entiers au fer rouge. Ainsi, croire en un Dieu est une forme d’habitude collective, chaque Dieu se prêtant très bien à telle ou telle circonstance, par les attributs qui lui ont été imposés par la piété collective.

Un Dieu ne nait pas Dieu, mais la croyance populaire peut faire naître une déité en n’importe quel être, objet ou phénomène. Ainsi, il est normal de découvrir un Dieu, rallié à notre position actuelle, ou pour chaque moment qui peut marquer une existence : la vie que l’on espèrera paisible, la mort que l’on voudrait rapide, l’argent que l’on chérira s’il est ou non en quantité, la nature qui est parfois assassine, la faim qui peut ronger l’estomac, ou encore le Sirial qui est le seul lien concret avec l’Ailleurs et d’une immensité inconsidérée emplie de dangers.

Un Dieu est donc une création conceptuelle de quelque chose d’abstrait (car inenvisageable !), qui prend de plus en plus d’ampleur selon son nombre de croyants, pratiquants, prêtres et dévots. Les Dieux les plus connus et les plus priés ou nommés, représentent le panthéon commun de tous. Mais, selon les peuplades, les croyances plus discrètes, ou encore les modes de vie changeant, des Dieux mineurs, ou même de nouveaux Dieux majeurs peuvent naître. Ainsi, il n’est pas rare de découvrir, lors d’un voyage dans des tribus lointaines, des Dieux tout autres que les nôtres, mais ayant cependant des attributions identiques : leurs noms, leurs apparences suggérées, ou les habitudes de leurs adeptes, changent.

En ayant une entité surnaturelle que l’on s’imagine capable de guider notre destin, la vie devient peut-être moins monotone, plus épique, moins injuste, plus… vivante.

Si un Dieu de la Bonne Chère n’existait point, comment les plus pauvres pourraient espérer un lendemain meilleur si, aujourd’hui, ils ont le ventre vide ? Leur vie ne serait qu’un supplice, la présence d’un être capable de gérer leur vie est pour eux un espoir sans bornes, promesses de bonheur, un jour ou l’autre. Et si rien n’arrive le lendemain, peut-être que l’acte divin surviendra le jour suivant. Et ainsi de suite. Certains athées têtes-brulées diront qu’il s’agit là que d’une carotte pour guider l’âne, et des grands prêtres diront que si le cadeau de Dieu ne survient pas aujourd’hui, c’est que nous ne l’avons pas assez prié. De cette façon, un Dieu ne peut jamais disparaitre, car les croyances populaires, elles, ne s’éteindront jamais.







Les Dévôts


Il y a au sein de la population, des individus qui misent leurs efforts et leur vie pour le plaisir d'un Dieu particulier. Différents édifices religieux, chacun attribué à une déité propre, parsèment les grandes villes et les campagnes, où les pratiquants seraient aptes à faire appel à Dieu, libres d'offrir quelques offrandes. Les Dévots, hommes et femmes qui ne voient pas en Dieu qu'un simple effort occasionnel, mais un travail constant et empli de ferveur, entretiennent la Foi et les emblèmes pieux qu'ils chérissent.

De nombreux prêtres oeuvrent chaque jour à la bonne pratique des rituels religieux. Chaque prêtre étant adorateur du Dieu qui lui est cher, on pourrait simplement énoncer que plus un Dieu possède de dévots, plus il est puissant et son esprit vivace. Ces membres du culte font passer les convictions propres à leur Dieu aux voyageurs de passages, et organisent des cérémonies dans le but de renforcer leurs liens spirituels avec la déité.

Chaque clergé est propre à son Dieu, chaque pratique aussi. Qu'ils soient fanatiques ou passionnés, les prêtres entretiennent un lien privilégié avec leur unique Dieu. Ils disposent ainsi de pouvoirs et de capacités à part entière, qui pourraient survenir lorsqu'ils en auraient besoin. Alors que les prêtres forment le gros du culte, les Paladins constituent l'élite armée qui revendiquent les désirs d'un Dieu. Les guerres de religion furent rares par le passé, mais la conquète de nouveaux mondes (appelée Croisade, dont les Paladins sont investigateurs sous l'ordre implicite de leur Dieu), et la lutte en l'honneur de Dieu, font de ce corps combattant un parfait exemple de piété.

Le paladinat est propre à chaque clergé, et les arts appris et imposés aux jeunes Dévôts soldats sont aussi complexes que philosophique. L'art du jugement équilibré, l'art de la maîtrise du mental et du corps, les techniques de combats et d'entre-aide, ou encore l'apprentissage dans la chasse aux immondices (morts-vivants, démons, mutants, ... jugées contre nature), font des paladins l'élite des guerriers discplinés, capables de manier les arcanes de la Magie Blanche, symbole de pureté, de force et de guérison. Mais le Paladin n'est pas forcément un guerrier tout en force qui endosse une lourde armure et pointe une large épée, chaque école ayant ses propres atouts et techniques.



Art by Phanat Pak






Les Treize Lizarées


Les Treize Lizarées sont, dans la pratique commune éolandienne, les représentantes directes des Dieux. Cortège des treize plus belles femmes de la cité et de ses environs, toutes races confondues, elles demeurent dans un somptueux palais de la Haute-Ville, éloignées de leurs familles par conviction. Des cérémonies religieuses ou des parades en ville sont souvent pratiquées, exposant le corps de ces femmes dans des tenues legères, mais cependant d'une finesse et d'une richesse rares, faisant de chacune d'elle un véritable bijou.

Bien souvent nommées Papesses, ces femmes ont une capacité cognitive assez développée pour, lors de transes cérémonielles, être la voix de leurs Dieux. Chaque Lizarée représente une déité majeure éolandienne, et les croyants ne manqueront pas de leurs fournir des offrandes de qualité, ou de se lancer dans des suppliques amoureuses dont la frontière entre l'amour de la belle chair et l'amour des Dieux est parfois mince.





Les Néo-croyants


Une nouvelle forme de croyance, aujourd'hui peu développée dans les contrées connues, laisse suggérer que tout les dieux sont issus d'un même lien de parenté. Cette croyance stipule que deux dieux, père et mère, qui pronneraient des attributs majeurs divins inaliénables (souvent élémentaires), puissent engendrer des enfants, qui posséderaient des conjugaisons d'attributs mineurs, issus de leur parenté. Cette notion contredirait toute cause de naissance de Dieux spontanée, et prendrait en défaut les pratiques quotidiennes de croyances générales.

Cette vision des choses est jugée anarchique par tous. Les néo-croyants sont bien évidemment qu'une infime partie de la population, et se détachent bien souvent de tout lieu de culte, n'essayant point d'imposer leurs convictions à la populace. De plus, ils pratiquent rarement des rituels religieux contraignants et collectifs, préférant la simple prière discrète avant le coucher réparateur, afin de ne point être maudit.



Mais, bien évidemment, les convictions changent ou se ressemblent, s'éloignent ou se rassemblent, mais nul ne sait quelle est la part de vérité dans ces théories, bien que les pratiques perdurent. Les Dieux dominent-ils bien le monde ? Pourrait-on les cotoyer, nous, simples mortels ?

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