Grands hangars

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Message  Maître du Jeu le Ven 24 Oct 2008 - 23:04

Grands hangars

De larges hangars ont été construits sur le port. Des ouvriers et des gardiens y circulent jours et nuits, pour acheminer des marchandises, réparer ou construire des appareils, selon les ordres de leurs supérieurs.

Vous trouverez toujours quelqu'un dans un hangar prêt à vous aider à réparer votre engin mécanique volant, ou pour vous vendre sa dernière invention.

Retrouvez par ici une liste d'engins volants pouvant être construits, amis mécaniciens !




Machines volantes en vente :

¤ Gyroptère = 2100po : Ce petit véhicule à deux places est pourvu de deux jeux d'hélices à actionner grâce à un pédalier. La plus grande, au sommet de l'appareil, permet de stabiliser l'appareil en hauteur, et la plus petite que la queue de l'engin, permet de contrôler sa trajectoire. La silouhette de l'appareil évoque celle d'une libellule géante. Une bonne endurance est nécessaire pour actionner cet appareil sur de longues distances, à la force des mollets.
¤ Ornithoptère = 950po : Un véhicule personnel d'une place qui, par un assemblage de poulies et d'engrenages actionné par un pédalier, permet de voler grâce à un battement régulier de deux paires d'ailes. Une bonne endurance est nécessaire pour actionner cet appareil sur de longues distances, à la force des mollets.
¤ Héliscooter = 500po : Ce petit véhicule d'une place assise est de conception très simple. Un guidon capable de pivoter pour changer de direction, une selle assez large pour acceuillir un sac à dos, deux hélices de petite taille qui permettent de supporter le poids d'une personne normale... Cependant, alors que sur la terre ferme son utilisation est illimitée, dans les airs, sa puissance est amoindrie, et vous pourrez le manier seulement sur de courtes distances. Pour les voyages dans les airs, rien ne vaut un bon navire volant !


Accessoires à ajouter à son appareil :

¤ Modulateur = 230po
¤ Robot pédaleur = 700po : Le Robot pédaleur permet de piloter et d'actionner un appareil volant muni de pédales, à la place de son propriétaire. Cependant, le robot est de taille humaine, et prend une place dans l'équipage.
¤ Mat de Misaine = 1455po : Ce mat taillé dans un bois résistant se fixe sur votre véhicule volant. Pourvu de barreaux qui mènent à une petite plate-forme, cet ajout est utile pour élargir le champs de vision de l'engin, et être prévenu des dangers provenant de l'horizon. La vigie peut aussi installer des radars, des boussoles, ou des longues-vues (non fournis) sur cette plate-forme solide.


Matériel de construction :

¤ Planche de bois = 22po
¤ Plaque de métal = 55po
¤ Pédalier = 61po
¤ Grand engrennage = 300po
¤ Port anti-grav' (à utiliser avec une pierre de Scandée) = 2900po
¤ Petit ballon = 90po
¤ Ballon Moyen = 230po
¤ Grand ballon = 750po
¤ Ballon gigantesque = 1180po
¤ Petit Brasero = 35po
¤ Brasero Moyen = 75po
¤ Grand Brasero = 115po
¤ Petite hélice = 110po
¤ Hélice moyenne = 250po
¤ Grande hélice = 620po
¤ Petite voile = 70po
¤ Voile moyenne = 200po
¤ Grande voile = 635po
¤ Petite Carlingue = 3200po
¤ Carlingue moyenne = 4900po
¤ Grande carlingue = 6500po
¤ Petite nacelle = 980po
¤ Nacelle moyenne = 1750po
¤ Grande nacelle = 3100po
¤ Petite coque de navire = 780po
¤ Coque de navire moyenne = 1520po
¤ Grande coque de navire = 2860po


Réparation de véhicules et construction selon Recettes : Le tarif fluctue selon le type de demande.

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Dim 14 Fév 2010 - 9:55

Le jeune Sacribon prenait un grand plaisir à courir de par les rues du Port Marchand, mais ce qui lui plaisait le plus était les grands hangars. Beaucoup de personne ne pouvait le comprendre, car beaucoup ne supporte pas le bruit cyclique des outils qui s’entrechoquent avec le métal des gros « bébés », les cris des ouvriers, les poutres grinçantes, l’odeur de suie et de graisse. Tout cela répugnait les bonnes gens, les familles aisées, ceux qui ne se salissent jamais les mains.

Mais Eole trépignait de joie. Il sautillait. Un pas de saut, exagérément balancé vers la gauche. Le même mouvement vers la droite. Une répétition de cinq-six gestes puis il avance en faisant une roulade, se relève énergiquement et se met à courir. Il aime profiter de souplesse, de la puissance de ses jeunes muscles. Malgré l’incident fâcheux, la blessure à son cœur, il mord dans la Vie. Il en profite au maximum, comme il le peut. Il ne s’embarrasse pas des regards, il se fiche d’être jugé par ses pédantes personnes.

« Allons voir sur quelle projet travaille mes camarades mécaniciens ! »

Lancé à pleine voix dans le vide, il ne parle à personne, il parle à tout le monde. Son mollet est sollicité, le muscle se contracte puis se détend. Le jeune Sacribon est parti et il s’arrête soudainement, il pivote sur lui-même, embrasse de la vue l’activité qui commence à se faire. Le va et vient des ouvriers, des marchands aimant le sommeil et quelques groupuscules exotiques qui souhaitent partir de bonne heure.

« Ah… Qu’est-ce que j’aimerai partir sur une de ces superbes merveilles volantes. Partir, courir, voler et rêver. Mais bon. Un jour sera mon jour, je partirai et pourrait observer cette place d’en haut et là je rirai. Je rirai quand je verrai les gens pas plus gros qu’un insecte ! »

Lorsqu’il entra dans un des grands hangars, il manqua de peu de faire trébucher un gros homme, à la barbe de deux jours.

« Scusez-moi m’sieur ! »

Il respectait ses hommes. Eux seuls méritaient son respect, il savait les peines et les douleurs qu’il fallait pour monter de tels engins. Il connaissait l’esprit de ces gens : ils n’étaient pas là pour construire et construire encore, aveuglément. Ils étaient tous là, car tous animés d’un même idéal : la recherche de mécaniques parfaites. Les courbes lisses, où l’œil glissait. Les arêtes strictes. La puissance des moteurs effrayants. Les dégagements de vapeur tel des esprits inconnus, des ennemis typiques aux machines. Ils recherchaient tous à créer quelque chose d’unique, à laisser leur marque. Ils ne voulaient pas la renommée, seulement, des encouragements et des félicitations de frères d’œuvres. Partager techniques et savoirs.

« Hé ! M’sieur, c’est pour quand le Cuirassé Titan ? »

Le Cuirassé Titan. Un des plus grands navires d’Eolandia. Une forteresse militaire. Une puissance et un charisme que l’on pouvait le surnommer « Seigneur du Ciel ou Dieu du Chaos ». Du moins, c’est comme cela qu’Eole aimait à l’appeler. Il n’y avait pas meilleur chantier que celui-là. Créer un Cuirassé Titan était un honneur, mais le créer revenait à admettre qu’il y avait des problèmes. QU’une guerre se préparait. Que des hommes seraient tués par centaines et que le sang coulerait à flot dans le ciel, comme une source mystique de vie. Un de ses phénomènes que l’on ne pouvait expliquer, mais dont on raffolait la légende, la symbolique de ce qui coulait. Le sang était lié aux rituels impies, aux sacrilèges et aux croyances noires. Le sang était la clé de tous rites. Le sang avait le balancement hypnotique d’une montre à gousset manipulé par un Chronomancien.

« Désolé p’tit, mais c’est pas encore pour aujourd’hui. Maint’nant faut m’laisser, le travail s’ra pas fait tout seul. »



Eole se retourna daredare, se dirigeant vers les grands vitraux où la lumière passait d’une couleur livide à une couleur d’or. La lumière se répandait partout, chassait les ombres et améliorait chaque pièce. Chaque goutte de sueur devenait rosée des dieux, témoignage du labeur des fils de travailleur.

Le jeune Sacribon observait son environnement. Il n’avait plus envie de bouger. Il ne voulait pas venir gêner les ouvriers. Il souhaitait simplement voir le grand dirigeable prendre vie. Le travail harmonieux et harmonisé était le spectacle le plus beau qu’il avait à voir, cela le calmait, l’apaisait. Ses parents quittaient ses présents souvenirs. Et il lui arrivait de s’endormir, dans le chaud berceau où chaque parcelle sentait la sueur et la vapeur…

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Jeu 18 Fév 2010 - 0:16

L'apprenti mécano était parfaitement dans son environnement. il gambadait à droite, à gauche, sautant d'une pile de caisses à une charpente de métal, arpentant sans soucis les gigantesques hangars du port marchand. Il était chez lui, ici.

Mais si le sacribon trouvait à s'occuper en observant les ouvriers du port, cela ne remplissait pas sa bourse, et encore moins sont insatiables envie d'aventure. Bien sûr, quels vagabonds, parmi ceux qui trainaient dans le coin, n'aspirait pas à ce rêve ? Ils passaient leurs journées ici, à regarder les immenses dirigeables, navires volants et autres bâtiments impressionnants qui défiaient les lois de la gravité en décollant chaque jour leur lourde masse vers des cieux lointains. La plupart de ces rêveurs ne se connaissait entre eux que de vue, préférant rester seul, enfermé dans leurs mondes.

Il arrivait malgré tout que parmi eux, on en voit qui tentent de trouver de la compagnie pour rêver à plusieurs, et renforcer encore leur imaginaire en discutant, souvent avec passion, de leurs visions célestes.

C'était le cas, sans doute, de Junn, une jeune aserane au plumage irisé de reflets violets. Elle était vêtu d'une salopette blanche et d'un béret tout aussi immaculé, malgré la poussière et la saleté qui régnaient souvent sur le port. Tout comme Eole, elle vivait là, au milieu des marchandises et des corsaires, et attendait patiemment son heure, l'heure d'embarquement.

*Si seulement ces plumes servaient à voler !* pensait souvent la jeune humanoïde, qui ne perdait jamais espoir.

Aujourd'hui, elle avait surpris dans le hangar 13, une étrange conversation. Elle en était toutes excitée, et ne rêvait que d'une chose : un compagnon à qui parler de sa découverte. Bien sûr, habituellement, elle se serait parlée à elle même : c'est plus pratique, plus rapide, et on est vite d'accord. Mais cette fois-ci, sa langue la brulait, il lui fallait un vrai interlocuteur.

Elle déploya, pendant une petite heure, toute son agilité, passant d'un toit à l'autre, sautant d'une grue à un échafaudage, d'un quai à un navire. Finalement, et c'est la que le narrateur s'y retrouve, elle tomba nez à nez avec un jeune sacribon. Enfin, plus exactement, elle n'eut le temps de voir que sa queue rousse, qui disparue rapidement à l'angle d'un mur. Trop tard pour le rattraper ? Par pour Junn ! D'une main assurée, elle empoigna l'énorme montre qui pendait autour de son cou, et après quelques manipulations, elle se mit à courir en direction d'Eole, soudain devenu très lent. Elle se posta face à lui, lâcha sa montre et adressa son plus beau sourire au mécanicien. Un sourire masqué, bien entendu.

"Hello Sacribon ! T'es au courant de la dernière ?"

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Ven 19 Fév 2010 - 13:46

Le sommeil, en plus d’être réparateur, permettait de s’évader, de découvrir de nouveaux mondes, d’imaginer milles choses qui n’arriveraient surement jamais dans la réalité. En plus de ses deux fonctions, le sommeil permettait à son hôte de se sentir revigoré. Bourré d’énergie, le jeune Sacribon se releva de son poste et repartit à la conquête de ce territoire qu’il ne connaissait que trop bien.

D’une marche plutôt joviale, sur un tempo aux notes calmes, tranquilles, il sortit du hangar dans lequel il venait de se reposer. Il fit extrêmement attention à ne déranger aucun de ses ouvriers, qu’ils considéraient comme des hommes d’exceptions. Une fois à l’air libre, il fit quelques pas devant lui, sondant ce qui se trouvait autour de lui, espérant voir un évènement peu ordinaire, quelque chose, pourquoi pas, d’incroyable. Il scruta et ne vit rien, alors, il se lança un défi à lui-même :

*La journée est fort belle aujourd’hui, je sors d’un sommeil réparateur, pourquoi ne pas en user ?*

Sur cette remarque personnelle, il fit d’abord du saut sur place. Cloche-pied gauche. Cloche-pied droit.

*Trois. Deux. Un.*

Et il sprinta. Toute l’énergie qui était en sa possession, il donna tout aux muscles de ses jambes. Ses mollets s’abreuvèrent comme un ivrogne, un homme qui venait de perdre sa famille et dont tout ce qui lui restait était ces maudites bouteilles de liqueur. Il se laissa gagner par la vitesse, ne respirant, ne vivant plus que par cela. Il aimait de temps à autre se donner à fond, déployer tout ce qu’il avait. Se décrasser. Et, souvent, après une telle débauche d’énergie, son esprit était clair et il pouvait se pencher sur de nouveaux problèmes, l’étude d’un nouveau système, l’observation d’un mécanisme. A ce moment, tout allait bien. Tout était limpide.

*Un virage sur la gauche ! Maintenant !*

Il vira à quatre-vingt-dix degrés. Et…

Ses yeux semblèrent le tromper. Il n’y avait personne devant lui. Si ce n’était quelques passants trop ordinaires. Enfin, il n’y avait pas cette femme qui irradiait de beauté devant ses yeux. Un instant, il n’y avait personne, l’autre, il y avait cette Aserane. Cette Aserane qui, il le ressentait plus qu’il ne le voyait, lui souriait. Elle semblait heureuse de sa rencontre. Eole, lui, ne partageait pas vraiment cette sensation pour le moment. Il était perplexe et joyeux.

« Au courant de quoi ?! Et puis. Mais, comment as-tu fait pour être soudain devant mes yeux ? Par ma clé à molette, comment as-tu pu réussir ce tour ? »

Eole reprenait rapidement constitution, sa respiration se calmant tel une locomotive en fin de mission. Il l’observa plus en détail. Il mira son masque, puis son regard descendant en même temps que son corps, il l’observa de par toutes les coutures. D’une position en équilibre sur ses chevilles, il se laissa choir sur le dos et déclara :

« Comment peux-tu oser porter pareil accoutrement ? Oserais-tu te moquer des ouvriers en portant une salopette blanche ? Blanche et immaculée de la moindre trace de, de je ne sais pas quoi d’ailleurs ! »

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Sam 20 Fév 2010 - 18:35

Junn était satisfaite de son entrée, et à la tête du sacribon, la surprise était une réussite. Son sourire s'agrandit encore un peu sous son masque. En parlant de celui-ci, il était étonnant de constater que les arabesques qui le décoraient, ressemblaient étrangement aux tatouages qui entourés l'œil d'Eole. Pour l'heure, aucun des deux personnages n'avaient fait cet étrange rapprochement…

« Au courant de quoi ?! Et puis. Mais, comment as-tu fait pour être soudain devant mes yeux ? Par ma clé à molette, comment as-tu pu réussir ce tour ? »


*Éhé, y'a pas à dire, j'ai la classe !* se dit l'aserane en relevant la tête.

« Comment peux-tu oser porter pareil accoutrement ? Oserais-tu te moquer des ouvriers en portant une salopette blanche ? Blanche et immaculée de la moindre trace de, de je ne sais pas quoi d’ailleurs ! »

Junn fut surpris de cette remarque. C'était bien la première fois qu'on l'accusait de se moquer des ouvriers du port, qu'elle appréciait tant !

"Oula ! Comme tu y vas l'ami ! Sous entendrais-tu qu'un ouvrier soit obligé d'être crasseux ou souillé pour être considéré comme tel ?"

Le sacribon s'était allongé sur le sol. Pour rejoindre son champ de vision, Junn sauta gracieusement sur le tas de caisses qui stationnait le long de la route. Elle se retrouva ainsi perchée à 2 mètres au dessus de la tête d'Eole.

"Mon activité actuelle me permet de garder ma tenue propre, autant en profiter ! Et puis j'ai quelques tours de passe-passe, qui permettent de se préserver, comme celui qui t'interroge tant ! Je te montrerai comment je fais, si tu veux."

Pour illustrer ses propos, elle utilisa à nouveau sa grosse montre, ralenti le temps, sauta lestement à terre et plaça son visage à quelques centimètres de celui du mécano. Quand le cours du présent se stabilisa à nouveau, elle ajouta avant que le surpris ne puisse faire un geste :

"Alors, tu n'es pas au courant, si je comprends bien !"

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Dim 21 Fév 2010 - 0:06

Eole était carrément sous le charme de cette Aserane au nom de Junn. Il s’imagina tout de suite gambader avec elle dans les multiples ruelles emplies de fumée et de vapeur, serpentant entre deux vieilles dames à la peau plus que pendante et au rire plus qu’aigu. Il se voyait déjà enchaîner blague après blague, observer jusqu’à pas d’heures les muscles luisants de sueurs des ouvriers au travail. Et puis, il se voyait, le soir venu, assis au rebord de l’un des quais, les pieds dans le vide, …

Et la belle dame répliqua. Elle demanda s’il fallait obligatoirement qu’un ouvrier soit sale pour qu’il soit un ouvrier. Et le Sacribon allait répliquer qu’il était tout naturel d’associer ces deux termes, qu’on ne pouvait imaginer un Aseran sans son masque par exemple, c’était tout simplement inconcevable. Mais Junn reprit la parole avant que le fougueux Sacribon n’ouvre la sienne.

Toujours allongé de par terre, il la regardait, là, assis sur ces caisses de bois. D’où il était, il la trouvait resplendissante. Mais ceci était surtout, quasiment entièrement du au fait que le soleil brillait dans le ciel, derrière la silhouette de la femme au masque qui, chose qui ne rebondissait pas dans l’esprit du Sacribon, était pourvu de signes étrangement semblable à ce lui qu’il s’était fait « tatoué » de par son œil gauche.

Et là, tout s’enchaîna vite, trop vite pour l’esprit encore jeune du mécanicien. Alors que la mystérieuse Aserane lui expliquait qu’il existait des pôles qui permettait de ne pas se salir, que cela était en rapport avec l’interrogation qu’il se posait, une montre sortit d’une des poches de sa salopette immaculée, et elle se retrouva à quelques centimètres de son visage, réitérant sa question, à savoir s’il ne connaissait vraiment pas « la dernière ».

« Mais qu’es-tu ?!! Comment se fait-il qu’un moment tu trouves à quelques distances de moi et que l’instant d’après, ton masque touche ma fourrure ?! Et puis, de quelle nouvelle me parles-tu depuis que tu es apparu devant moi ? Expliques-moi ! Je veux savoir, je veux comprendre. »

Eole s’était relevé à une grande vitesse. Il avait trébuché lors sa tentative de retrouver sa position bipède, et s’était repris agilement. Il s’était éloigné de quelques pas, comme s’il se trouvait en présence d’une sorcière, une femme aux serres crochues et aux poches remplis de noirs sortilèges et d’hideuses créatures.

Instinctivement, il avait porté la main à sa clé à molette. Sa chemise volant de par le vent passant. Une chemise qui, à l’origine, était également blanche, mais dont le temps, les escapades et les expériences l’avaient rendu terne. Moins blanche… Il se sentait menacé, et cet objet était sa seul arme. Il n’avait que cela pour se défendre. Un artefact cher à ses yeux, et si usagé à ceux d’un autre, que l’on pouvait se demander pourquoi il se trimballait avec.

« Arrêtes de jouer avec moi Aserane ! Et dis-moi tout ! En commençant par ton prénom ! »

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Mar 23 Fév 2010 - 1:31

« Mais qu’es-tu ?!! Comment se fait-il qu’un moment tu trouves à quelques distances de moi et que l’instant d’après, ton masque touche ma fourrure ?! Et puis, de quelle nouvelle me parles-tu depuis que tu es apparu devant moi ? Expliques-moi ! Je veux savoir, je veux comprendre. »

Junn avait réussi son coup : attiser l'attention du sacribon ! C'était dans la nature de l'aserane. Elle aimait être au centre des regards : la blancheur de sa tenue faisait d'ailleurs partie de ses armes. Elle jouait de son plumage aux reflets énigmatiques, accordés à son masque.

« Arrêtes de jouer avec moi Aserane ! Et dis-moi tout ! En commençant par ton prénom ! »

*Il est à point !*

Le sacribon s'était soudainement tendu, comme agacé. Mais Junn y percevait surtout de l'impatience et de la curiosité : tout ce qu'il lui fallait. Elle sautillait d'une patte sur l'autre, faisait jouer ses plumes et agiter son corps mi-femme mi-oiseau dans une discrète danse, comme pour faire la cour au mécanicien. La grosse montre pendait toujours à son cou.

"Bon, et bien j'y vais, puisque tu n'as pas l'air intéressé !"


Junn ne prit pas le temps de répondre à ses questions. Il y aurait tout le temps pour cela dans quelques heures. Là, tout de suite, il ne fallait pas perdre de temps ! Dans un éclaire violet et blanc, l'aserane s'échappa de la rue qui venait d'être le théâtre d'une bien étrange rencontre. Avant que le sacribon n'est pu cligner des yeux, elle avait déjà disparue au coin d'une ruelle. Mais laquelle ? Impossible de suivre les mouvements foudroyants de l'aserane.

Jet d'intelligence 1D100 : 89 (pour 30) échec
Tu ne remarques rien autour de toi, qui pourrait t'aider à connaître la direction empruntée par Junn. Peut être en y regardant de plus près…

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Mar 23 Fév 2010 - 18:23

Ce n’était pas croyable. Cette fille venait le rencontrer, attiser sa curiosité et repartait comme si de rien n’était ? Jouait-elle avec lui ? Etait-ce une mauvaise farce ? Eole n’en savait rien mais commencer à ne pas usurper son pseudonyme « d’Eole le Fol ». Son esprit était embourbé de quelques questions et demandes. Il y avait trop de choses qui n’allaient pas. Trop de choses qui ne pouvaient se passer correctement dans un espace temps normal.

*Pff, quelle blague. Je ne me suis jamais entendu dire quelque chose d’aussi stup…*

Et à ce moment, alors que le jeune Sacribon s’était élancé sur la piste de l’Aserane, du moins, la direction qu’il était le plus plausible du fait que si elle avait choisi celui qui ne choisit, il aurait vu sa trace, il aurait remarqué un trou par delà les passants, alors que de l’autre côté, elle. Elle.

*Elle a disparu. Pfft. Comme de la vapeur. Plus aucune trace.*

Il s’arrêtait à chaque entrecroisement, espérant apercevoir une fugitive corrélation de couleur, de blanc et de violet. Mais ne voyait rien. Alors, il fit se retourner des gens sans grande politesse, trop fougueux, trop curieux. Il devait absolument savoir ce qu’il en était, alors, il ne prenait aucune pince, il y allait, peu importait comment les gens le jugeaient.

A plusieurs reprises, on lui répondit qu’il n’y avait nulle trace de ce qu’il recherchait, et cela, sur un mauvais ton, la plupart du temps. Il courait donc encore, cherchant, et cherchant encore. Il passait devant un entrepôt, puis un autre. Ne prenant même pas la peine de s’absorber dans le travail des ouvriers, d’observer sur quoi ils travaillaient. Tout cela n’avait aucun sens en ce moment présent, rien d’autre ne l’intéressait outre le fait de retrouver cette mystérieuse personne.

« Aaahh !!! Mais où te caches-tu ? »

Ne pouvant contenir l’agacement qui bouillonnait en lui, il relâcha la pression tel un piston. Il était arrêté, les mains sur les cuisses, le souffle difficile. Sa chemise et sa fourrure étaient luisantes de sueur, tout cela se collait entre eux, impression désagréable. Heureusement pour lui, elle était ouverte et claquait dans le vent de Sirial. Rafraichissant, assez agréable, mais pas assez préoccupant pour qu’il se complaise dans ce puissant élément naturel. Il devait repartir en recherche.

« ‘scusez moi, mais n’auriez-vous pas vu une jeune Aserane, à la salopette blanche et aux cheveux aux reflets violets ? »

« Non. Désolé mon gars. »


Le même scénario se répéta un nombre incalculable de fois. Le désespoir et la curiosité encore à chaud qu’il l’avait poussé à courir, à parcourir les terres de cet anneau refroidissait. Ses courses étaient moins rapides. La conviction manquait à sa voix. Il se sentait seul.

*Qui étais-tu par ma clé à molette ? Pourquoi m’avoir adressé la parole si ce n’est pour repartir comme une ombre au soleil ?*

Il se laissa donc choir. Il se trouvait sur le sol, au milieu d’une place, une place assez importante où un flux important d’hommes et de marchandises circulaient d’un bout à l’autre. Il se trouvait à terre, les yeux levés au ciel, baignant dans la lente chevauchée des nuages.

Malgré sa grande connaissance des lieux, il n’avait retrouvé la moindre trace. Malgré les quelques contacts qu’il avait, il ne possédait personne qui puisse l’aider en pareil circonstance. Il l’avait perdu. C’en était fini…

*Mon estomac me demande maintenant… Allons donc voi…*

Lorsqu’il se releva, releva son buste, un nombre l’obséda. Ce ne pouvait être une coïncidence. Devant lui, sur une des faces d’un entrepôt trônait le nombre « 13 », tout rouillé de par la pluie et de son âge. Malgré cela, il irradiait, il l’obsédait. Lui qui croyait en toutes ces choses mystiques, en toutes ces choses liés aux superstitions. Le nombre 13 était un nombre controversé, porteur d’espoirs et de craintes. Il pouvait arriver les meilleures choses comme il pouvait arriver les pires. On ne pouvait jamais savoir à quoi s’attendre. C’était terrifiant.

Mais il se leva, se dirigea vers l’entrepôt 13. Lentement.

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Jeu 25 Fév 2010 - 1:03

Un courant d'air frais traversa la place qui s'étendait au pied du hangar 13.
Le sacribon paraissait si petit, face à l'imposant bâtiment. Arrivé au pied de la lourde porte fermée, il pouvait constater qu'une plus petite, découpée à l'intérieur de la grande, était entr'ouverte.

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Tu remarques une petite plume sombre aux reflets violets qui a glissée à l'intérieur…


De son poste d'observation, le mécanicien pouvait entendre des coups de marteaux. Rien de plus normal dans ce genre de lieux ! Ils étaient accompagnés de quelques jurons. Là aussi, rien de perturbant. Et pourtant, on pouvait ressentir comme une tension particulière qui émanait par l'entrebâillement de la porte.

Une tension, mais surtout une forte odeur de mystère...

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Jeu 25 Fév 2010 - 13:18

La tension semblait monter à chaque pas. Le sol semblait être fait de guimauve. Le temps semblait ralentir, à moins que ce ne soit ses yeux qui, par manque d’énergie, voyait la masse de gens se déplacer à grandes vitesses.

Il n’était plus le fougueux Sacribon. Il n’était plus qu’un petit Sacribon faisant ses premiers pas hésitant en le monde des « grands ». Il ne se sentait plus l’âme vive et joyeuse. Il n’était plus qu’une boule de nerf.

Tout cela à cause du visuel du nombre 13. Ce satané nombre 13…

Lorsqu’il se retrouva devant l’entrepôt, devant l’énorme et lourde porte, il se sentit plus petit que jamais. Mais il ne se retourna pas, il ne quitta pas les lieux, quelque chose l’attirait en cet endroit. C’était une chose qu’il ne pouvait expliquer. Peut-être pouvait-il lui donner le nom de Destin. D’ailleurs, il y avait une autre porte, plus petite, à l’intérieur de la grande. Entr’ouverte. Et une plume. Eole la ramassa, la fixa. Elle était sombre et avait des reflets violets.

Le Destin.

Il respira un grand coup. Une masse énorme de tension s’envola d’un seul coup. Ses yeux pétillèrent à nouveau de vitalité. Peut-être même d’une petite lueur de folie à qui le regarderait. Il était là où il devait être.

Il franchit le seuil, et s’engouffra dans l’entrepôt portant le numéro 13. Le bruit assourdissant des marteaux modelant les pièces d’acier puis, les assemblant à d’autres pièces. L’odeur des ouvriers, l’odeur de renfermé. En plus de cela, des jurons. Et une atmosphère toute particulière. Une atmosphère de tension et… de mystère.

Le regard frénétique d’Eole regarda dans chaque coin, dans chaque interstice, glissant sur les pièces, traversant les quelques nuages de vapeur. Il recherchait sa mystérieuse Aserane à la salopette immaculée.

*Et à la montre. Cette montre qu’elle portait toujours en évidence.*

Ne la voyant de suite, et ne voulant perdre de temps à la chercher, à manquer de la perdre, il employa une solution radicale, dite de « bourrin ».

« Je chercher une Aserane qui porterait une salopette blanche ! Ses cheveux possèdent des reflets violets et elle porte une montre ! Quelqu’un l’aurait vu ? Es-tu là ? »

Il utilisa la pleine puissance de ses poumons, lançant un appel depuis l’entrée et, surement, la sortie. Si elle se manifestait, il avait bon espoir de la voir. Du moins, il avait l’espoir de trouver une trace de cette fille. Il y avait toujours tous ces ouvriers à leur labeur. Un mystérieux labeur. Et quel était-il en fait ?

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Message  Eliver le Dim 28 Fév 2010 - 19:56

L'intérieur de ce hangar pouvait être celui de n'importe lesquels de ces bâtiments qui longeaient le gouffre béant du port marchand. L'architecture y était brute et métallique, fait de poutres, d'écrous et de tôles. Loin de l'ambiance froide que pourraient laisser présager de tels éléments, le lieu était surchauffé par le travail des hommes et les puissantes machines à vapeur.

Une fois la porte d'entrée franchie, on arrivait immédiatement dans la salle principale du hangar [1] : étendue et haute de plafond, elle permettait les travaux sur les plus larges appareils employés pour le transport de marchandises.



[HRP : Je te fournis le plan du RDC pour simplifier nos échanges, mais bien sûr ton personnage ne peut pas deviner ce qui n'est pas dans son champ de vision : ce que je ne décris pas ! Eole rentre donc par la porte en bas à gauche, dans la salle [1]. ]

« Je chercher une Aserane qui porterait une salopette blanche ! Ses cheveux possèdent des reflets violets et elle porte une montre ! Quelqu’un l’aurait vu ? Es-tu là ? »

Au dessus de la tête du sacribon, pendaient de multiples câbles, se promenaient des poulies et des échafaudages mobiles. L'endroit disposait de plus d'une passerelle qui naviguait sur trois des quatre murs de la pièce.

C'est du haut de celle-ci que la réponse se fit entendre. Un ouvrier, gris de suie, sorti la tête d'un moteur qui pendait au plafond, pour répondre à Eole.

"Bah alors gamin, t'as perdu ta chérie ? Désolé, je faisais pas trop gaffe… Eh, Geaigé ! T'as vu une ptite Aserane dans le coin, toi ?"

L'homme s'était adressé à un peintre agenouillé sur le sol, à gauche du sacribon, concentré sur une large plaque de métal qu'il décorait avec patience et pinceaux. L'artisan releva la tête et son outil pour répondre directement à Eole.

"Y me semble bien avoir vu une ombre se faufiler vers le fond du hangar, mais je peux rien assurer. J'ai pas le nez en l'air moi, faut que le travail soit terminé pour demain matin, et y'a encore du boulot !"


En y regardant de plus près, ce que peignait l'homme semblait être un blason. Un blason fait d'une pyramide d'or et d'un trèfle à 4 feuilles…


Dernière édition par Eliver le Dim 28 Fév 2010 - 22:03, édité 1 fois

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Message  Eole le Fol le Dim 28 Fév 2010 - 21:08

Deux ouvriers répondirent au Sacribon. Une seule réponse en ressortit, vague. De plus, si rien n’avait été dit, il aurait forcément était là où il indiquait : plus loin, vers le fond du hangar.

Malheur à sa fougue. Un artisan finissait son œuvre, un blason sur une large plaque de métal. Se rapprochant de ce dernier, il se pencha immodérément, lorgnant quel était le fruit de ses coups de pinceaux. Une pyramide d’or accompagné d’un trèfle à quatre feuilles.

*Mais qu’est-ce que ce symbole ? Il ne me semble pas l’avoir déjà vu quelque part…*

Eole ne savait que faire. Rester ici, poser des questions sur quel était leur travail actuel, quel était cette commande qui paraissait désormais urgente, qui dégageait des fuseaux d’étrangeté, de mystères. Il pouvait également se renseigner sur ce qu’était ce symbole et parlementer ainsi pendant tout le reste de la journée s’ils étaient d’accord. Mais voilà, il ne le pouvait. Il se sentait plus urgent d’aller retrouver cette inconnue, ce mystère se baladant parmi les grands hangars et la saleté et en ressortir aussi blanche qu’elle l’était.

L’idée lui vint subitement qu’elle était une créature lumineuse, porteuse d’ailes, qui veillait au bien des ouvriers. Un esprit ayant pris la possession d’un corps matériel.

Cette pensée le fit hésiter quelques secondes quant à sa conduite. Il resta le menton sur l’épaule de l’artisan, ne réagissant plus, les yeux fixés dans un autre plan d’existence ou de non-existence. C’est une petite secousse qui le réveilla. Il réagit brusquement, comme s’il sortait d’un songe et qu’une main le secouait en tout sens pour le réveiller.

« Hum ! Quoi ! Oh, pardon, ‘scuse-moi ! »

Il se releva daredare, manquant rater son premier appui et s’étaler sur une surface surchauffée et humide.

« Encore merci ! Et surtout, ne partez pas, je reviendrai ! J’ai quelques questions à vous poser ! »

Le jeune Sacribon, essaya tant bien que mal de déduire ce qui se passait ici. Pourquoi ce tumulte et ce mystère. Il espérait trouver la clé de la solution en observant les divers travaux. Peut-être qu’un certain travail ou encore un certain matériau lui permettrait de savoir ce qu’il construisait ici.

[HRP : Pourrais-je avoir le droit à un quelconque lancer de dé ?]

Dans tous les cas, il se retrouva à franchir de nouveau un seuil d’entrée. Devant lui se trouvait désormais un escalier et un nouvel ouvrier. Ne perdant pas une seconde, il réitéra sa première demande :

« Hey ! Vous n’auriez pas vu une jeune Aserane à la salopette blanche et aux cheveux aux reflets violets ? »

[HRP : Génial le plan ! Il est de ta conception ? Tu ou il a été fait par quelle manière ?]

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Message  Eliver le Mer 3 Mar 2010 - 1:16

[Hrp : la carte ? vi, c'est de moi Smile du dessin vectoriel avec Adobe Illustrator !]

Le sacribon s'était presque endormi sur l'épaule du peintre, qui voulait bien être conciliant, mais bon, faut pas abuser non plus ! Il secoua son épaule pour sortir de sa rêverie le mécano en herbe. L'effet fut immédiat, Eole se raviva.

« Encore merci ! Et surtout, ne partez pas, je reviendrai ! J’ai quelques questions à vous poser ! »

Geaigé répondit d'un petit grognement suivi d'un : "Ca risque pas avec ce machin à finir…", plus dirigé vers lui même que vers un quelconque interlocuteur.

Eole fit encore quelques pas sur le sol maculé et boueux du Hangar 13. Ses yeux allaient de caisse en caisse, de tonneau en tonneau, de bidon en bidon, essayant de percevoir dans ce capharnaüm la raison cette agitation.

[hrp : n'hésite pas à demander des jets de dès, ils sont là pour ça :p]

Jet d'intelligence 1D100 : 94 (pour 30) Echec
Devant l'importance du désordre qui régnait en ce lieux, tu n'arrives pas à distinguer les détails de ce qui se prépare...


Le sacribon passa une porte au fond de la salle, pour se retrouver dans une pièce moins étendue et moins haute, mais tout aussi peu rangée. A sa droite, deux personnages en uniforme étaient en pleine discussion, et paraissaient préoccupés. Le premier, une jeune boréenne, portait une épée à la taille, un aigle en blason et un tatouage en forme de B sur la nuque. Le second, un humain, présenté un uniforme plus simple et un W tatoué au même endroit.

Eole se dirigea vers la troisième personne de la salle, qui se trouvait affalée sur la première marche d'un escalier qui semblait rejoindre l'étage supérieur. Il s'agissait d'un golemus, plutôt baraque. Deux bons mètres cinquante de haut, presque deux de large. Il n'avait pas cédé à la mode qui consistait à se poncer pour ressembler à un homme : seuls les avant-bras et les mains l'étaient, certainement pour se servir des deux impressionnantes haches glissées dans sa ceinture. Un B était gravé sur sa nuque rugueuse.

« Hey ! Vous n’auriez pas vu une jeune Aserane à la salopette blanche et aux cheveux aux reflets violets ? »


La tête rudimentaire du golemus se tourna lentement vers le tout petit sacribon.

"T'es qui toi ? T'es pas censé être là. T'avises pas à grimper là haut, c'est le seul conseil que je peux te donner."


Tout en parlant d'une voix grave et rauque, le golemus caressait ses armes non sans intimidation. De toutes manières, la position du soldat était telle qu'il était impossible de monter les escaliers sans lui passer sur le corps.

Juste à coté des marches, une porte donnée sur une troisième salle qui laissait entrevoir le nez flambant neuf de ce qui devait être un aéronef.

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Message  Eole le Fol le Mer 3 Mar 2010 - 13:58

Alors qu’Eole se dirigeait vers la seconde pièce, un dénommé Geaigé marmonna quelque chose, chose que le jeune Sacribon n’entendit pas. Déjà trop loin. Il ne se donna même pas la peine de traduire les sentiments qui affluaient de cette remarque. Visiblement, cela ne lui faisait pas plaisir de travailler. Chose que ne comprendrai surement pas le jeune mécanicien aussi facilement, lui qui vouait un culte total à cet univers.

La seconde pièce était plus petite que la première, mais il semblait que cette pièce-ci était mieux rangée. Plus ordonnée. Cela devait surement provenir de ces personnes en costume. Des gens d’armes, des gens qui n’étaient ici que pour y faire régner leur loi, régler une affaire urgente. Bref, ce n’était pas des rigolos.

*Qu’est-ce que de tels hommes font ici ?!*

Il ne prit pas la peine de pousser plus loin ces interrogations, toujours pressé de retrouver « sa » mystérieuse inconnue. Jetant rapidement un regard dans la salle, il aperçut un escalier. C’est alors qu’il se passa un raisonnement logique dans sa tête : escalier -> sortie ; sortie -> aserane en fuite ; aserane en fuite -> escalier.

Alors il se rua vers l’escalier, vers la masse de rocailles. Ne perdant pas une seconde, il réitéra sa demande, demande dont le receveur n’apprécia que peu. Répondant d’un ton sans équivoque, sans discussion possible, il lui ordonna de passer son chemin. Ne craignant que peu l’autorité, surtout venant de parfaits inconnus appartenant à une quelconque organisation, organisation qui n’était pas celle des ouvriers de cet anneau, Eole le Fol se rua vers le Golemus. Il ne savait ce qui lui passait dans la tête. Tout ce qu’il savait, c’était que derrière sa masse se cachait la jeune Aserane. Car, à ce moment, le fougueux Sacribon ne pensait qu’à cela, il était convaincu qu’elle se trouvait derrière cet obstacle plutôt immense. Obstacle qui ne lui faisait apparemment aucune peur, il était fortement décidé à accomplir ce qu’il appelait « sa quête personnel ».

« TAIAUT ! »

Une tentative d’escalade. Malgré le fer froid se pourléchant.

Une folle décision. Un aéronef dérobé à ses yeux.

Eole ne va pas usurper son nom. Il est le Fol.

[HRP : Jet d’agilité ?]

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Ven 5 Mar 2010 - 1:35

Jet d'agilité 1D100 : 50 (pour 25) Echec
Ton bond en avant était courageux, mais tu te retrouvas arrêté dans ta course.


Alors que le sacribon s'envolait gracieusement par dessus la tête du Golemus affalé sur les premières marches de l'escalier, il y eu un choc violent. En un éclair, ce qui pouvait être étonnant pour une masse si importante, le gardien s'était relevé de toute sa taille. La tête du mécano se fracassa contre le torse en pierre et s'écroula au pied de la montagne redressée.

"Tu te fiche de moi ? Tu croyais quoi, que tu pourrais simplement me passer au dessus de la caboche, comme ça ? Tu aurais était le premier à pouvoir te venter d'être passé sur le corps de Zaus Jedidas… Mais ce ne sera pas pour cette fois."

Et afin d'appuyer sa position, le golemus tira l'une de ses haches qu'il posa à la manière d'une hallebarde, pour condamner le passage. Pendant ce temps là, la boréenne et l'humain avait à peine pris le temps de jeter un coup d'oeil, trop occupés par leur vive discussion.

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Ven 5 Mar 2010 - 23:35

Un éclair foudroyant. Une douleur lancinante à la tête. Le choc l’a repoussé, Eole met du temps à ne plus reculer dangereusement, en risquant de tomber d’un moment à l’autre.

Le choc l’a sonné, empli de ses rêves de conquêtes et d’espoir, il n’a pas prêté attention au comment de l’autre pouvait réagir. Emprisonné de par ses rêves et ses attentes, les grilles s’étaient brusquement ouvertes, laissant souffler le Sirial comme jamais il n’avait soufflé.

« Bhouaaahhh… »

Puis, il se mit à sautiller sur place, se tenant la tête de ses deux mains, reniflant avec difficulté les sanglots qui montaient à sa gorge. Ses yeux le piquaient, s’embuaient progressivement.

« Espèce de tas de pierre, t’étais obligé d’être aussi méchant ? Mais euh, ça fait mal ! »

Le dénommé Zaus Jedidas ne parla point, il se contenta de l’observer de toute sa hauteur, ne s’en privant pas. Il tenait toujours sa hache de par ses deux mains, de mains humaines sculptées dans la pierre gorgé d’un liquide très précieux en ce monde. Il ne le quitta pas une seule fois ses pupilles de celle du Sacribon.

Alors que l’idée germait de créer un petit artifice de sa conception pour se venger, réaction tellement puérile, il s’aperçut qu’une autre pièce se trouvait non loin des escaliers et de sa position. Et qu’à l’intérieur de cette nouvelle pièce, la troisième depuis qu’il avait franchi le seuil du hangar numéro 13, un hangar qui recelait énormément de mystères… apparaissait le nez d’un aéronef. Tout de suite, la douleur sembla s’envoler. Des ailes poussant de par et d’autre de cette dernière et s’envolant voguer au gré de ce que le Sirial créait, vogué avec lui, s’échapper pour ne plus revenir.

*Génial ! Un aéronef ! Voyons, est-ce que je connais ce type ?*

[HRP : Test d’intelligence pour savoir si Eole connaît des informations qui pourrait lui être utile. Une petite description de l’appareil ne serait pas superflue ! ;] ]

S’ensuivit ensuite une petite cavalcade, à sa manière propre. A savoir un petit départ en galipette sur le sol, puis un relèvement brutal en appuyant avec toute la puissance de ses mollets pour « s’envoler ». Un petit pas de danse sur lui-même, tournant à 360° et enfin la course effrénée pour observer de plus près ce qui ne peut être qu’une merveille de mécanique.

Se pourrait-il que son Destin se trouve dans cette pièce ? Que sa vie, sa « grande quête » commence enfin ? Et puis, n’aurait-il pas oublié la raison première de cette entrée en ce hangar, cette aserane à la salopette immaculée ?

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Dim 7 Mar 2010 - 0:18

Eole le fol, après son échec face au tas de pierre dans l'escalier, avait vite pris la tangente dans la salle d'à coté. Impossible de rater alors ses yeux, tant ils se mirent à briller en découvrant les deux machines qui y était entreposées. Nul besoin d'un quelconque jet de dès divin pour fournir à ce jeune mécano, passionné par son art, des informations sur ces appareils. Il les connaissait parfaitement, tout comme il connaissait comme sa clé à molette le port marchand. Il s'agissait de deux magnifiques frégates Ouranos, ces petits vaisseaux militaires très maniables qu'on voyait souvent passer au dessus de sa tête. Mais cette fois-ci, elles étaient à quelques centimètres du sacribon !

Parfaitement entretenue, elles brillaient sous les lampes de l'entrepôt. Elles paraissaient quelques peu modifiées, comme plus solides, et plus luxueuses. Surtout la première, qui était même dorée par endroit. Il s'agissait pourtant sans conteste de véhicules militaires, comme en témoignaient les 2 mitrailleuses qui dépassaient de chacune des coques blindées.

A l'avant, elles brandissaient fièrement un écusson familier au sacribon : une pyramide d'or frappée d'un trèfle à quatre feuilles.

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Dim 7 Mar 2010 - 22:07

C’était incroyable ! Il avait devant, sous ses yeux une frégate Ouranos. Non. Pas une mais deux ! Il y avait deux de ses engins sous ses yeux. Il n’en revenait pas, c’était inhabituel.

Il salivait, se tenait les mains sur la tête comme s’il allait devenir fou. Il tournait autour du premier, l’observant de toute part. Ces deux engins étaient différents de ce qu’on lui avait dit, de ce qu’il avait pu voir de loin, de là où il se trouvait le soir lorsqu’il regardait les vaisseaux tous aussi différents les uns que les autres partir pour des contrées inconnues du plus grand nombre. Il était tellement difficile de prendre le large…

Les frégates Ouranos paraissaient plus puissantes, plus résistantes. Plus resplendissantes ! Surtout en ce qui concernait la première, elle était recouverte par endroit de couches d’or, comme si cela provenait d’un caprice d’un maniaque militaire. Ou alors, d’un présent que l’on offrait à un sujet qui s’était démarqué des autres lors d’une mission qu’il ne pouvait imaginer. Enfin, il y avait tellement de pensées qui se bousculaient à l’intérieur de sa tête qu’il n’arrivait à faire la part des choix.

« Des frégates Ouranos ! Que font-elles ici ? Pourquoi ici ? »

D’une de ses mains il parcourut la surface froide et métallique de l’appareil. C’était comme toucher de la soie ou une peau de femme pour certains. Ses poils se redressèrent de plaisir. Il se sentait parfaitement à l’aise en cet endroit.

« Si lisse ! SI propre ! »

Il en jubilait totalement. Il ne faisait plus attention à ce qui se déroulait hors de cette pièce. Il pourrait y entrer des étrangers, des hommes armés qu’ils ne les remarqueraient pas. Il était trop pris par l’étude de cet engin. Maintenant qu’il avait observé l’aspect esthétique de la machine, il se mit à en étudier les mécanismes. Pour cela, comme tout était généralement caché de par des étuis, des morceaux de plaques de métal soudés les uns aux autres, il cherchait un endroit qui ne serait pas qu’une coquille sans intérêt.

Il en était à oublier l’aserane. Il en était à oublier le mystérieux symbole constitué d’une pyramide dorée et d’un trèfle à quatre feuilles. Il en était à même oublier le numéro que portait ce hangar.

« Saleté de politiciens et d’hommes influents qui veulent à tout prix jouer sur la beauté de leur machine dans laquelle il se dandine ! Pas moyen d’observer plus en détails comment est constitué ce bijoux de mécaniques ! Rhhaaa… »

Alors, il reprit part de son environnement. Il reprit conscience de ce qui se trouvait sur le nez de la frégate. Ce mystérieux symbole qui réapparaissait. Une nouvelle fois. Ce ne pouvait être une coïncidence. Comme le fait d’avoir suivi cette tout aussi mystérieuse aserane jusqu’à cet hangar portant le numéro 13, il y a beaucoup trop de coïncidences.

« On ne peut plus appeler cela des coïncidences. On m’a conduit ici, en cet endroit. Quelqu’un, ou quelque chose veut que je me trouve en cet endroit. Maintenant. Je ne sais pourquoi mais je n’aime pas cela. Cela pue le complot et la manipulation à plein museau ! Pouah ! »

Donc, ne pouvant rien tirer des appareils ainsi que du symbole. Il décida de revenir en la première salle. Il ne voulait pas adresser la parole une fois de plus à la masse de pierres, pas plus qu’aux hommes armés. Ils n’inspiraient aucune confiance. Eole n’avait aucune confiance en ces personnes. Alors que les deux ouvriers qui se trouvaient en début de ce hangar, qui croulait sous un travail urgent pourraient le renseigner. Du moins, ils devraient être assez sympa pour parlementer.

Eole arriva d’une marche atypique et plutôt lente. Il exagérait le mouvement de la marche. Balançant plus qu’il ne le fallait ses bras et ses jambes. Cela lui donnait l’air d’un comique… ou d’un attardé mental. Au choix.

« Salut à vous ! Content que vous ne soyez pas partis ! Vous pourriez pas m’aider ? Je suis passé dans la salle suivante et j’y ai rencontré des personnes bizarres, en costume. Ainsi qu’une grosse masse de pierre pas vraiment sympa et, le mieux de tous, j’y ai fait la rencontre de deux merveilles de mécanique. Deux frégates Ouranos ! Vous vous rendez compte ? J’ai pu les toucher de mes propres mains, j’ai pu poser mes yeux et observer chaque détail que l’on me laissait la possibilité de voir. J’y ai même reniflé et lécher l’appareil ! Cela sent mécaniquement bon ! »

Assez étrange de faire tout ceci sur un moindre vaisseau, mais Eole est ainsi, un passionné de mécanique. C’est cela qui le rend comme il est. Différent des autres, sans aucun ami de son âge, juste des relations. Il est un peu un marginal.

« Enfin bref, vous savez ce qu’est ce symbole ? »

Il pointa son doigt vers la plaque peinte. Celle où se trouvait la pyramide dorée accompagnée d’un trèfle à quatre feuilles.

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Mer 10 Mar 2010 - 1:36

Dans la grande et haute salle principale du hangar, les deux ouvriers étaient toujours affairés à leurs besognes, concentrés l'un sur son moteur, l'autre sur son œuvre. Quand ils virent arriver du coin de l'œil, l'étrange sacribon, le premier eut un petit sourire et le second, un petit soupire.

« Salut à vous ! Content que vous ne soyez pas partis ! Vous pourriez pas m’aider ? Je suis passé dans la salle suivante et j’y ai rencontré des personnes bizarres, en costume. Ainsi qu’une grosse masse de pierre pas vraiment sympa et, le mieux de tous, j’y ai fait la rencontre de deux merveilles de mécanique. Deux frégates Ouranos ! Vous vous rendez compte ? J’ai pu les toucher de mes propres mains, j’ai pu poser mes yeux et observer chaque détail que l’on me laissait la possibilité de voir. J’y ai même reniflé et lécher l’appareil ! Cela sent mécaniquement bon ! »


Le peintre, directement concerné par la réplique d'Eole, par la proximité, releva la tête une seconde, pour toiser son interlocuteur, avant de la rebaisser sur son ouvrage. Il n'avait pas besoin de plus de temps pour imprimer définitivement l'image du sacribon. L'habitude. Avant de se retrouver forcé par une crise de l'art dans le quartier, à peindre des carlingues, Geaigé était un artiste respecté… Il était libre de se mouvoir, de travailler lorsqu'il le souhaitait. Parvenant même à vendre ses créations raisonnablement, il pouvait vivre sans contrainte. Le petit coup d'œil sur Eole l'avait confirmé dans son opinion : il avait à faire à l'un de ses électrons libres du port marchand, qu'il enviait tant… Ils lui rappelaient ses souvenirs de vagabondage, de bohème.

Cependant, Geaigé avait aujourd'hui un patron, et quel patron ! Et l'une des premières règles qu'il avait à respecter, était la confidentialité…

"Désolé mon gars, mais j'ai pas le droit d'en parler. C'est pas une ptite affaire, si tu vois ce que je veux dire."

Le peintre termina sa phrase, le visage toujours penché vers le bas, le pinceau à la main, avec un petit air énigmatique. Il avait quand même bien envie de parler de ce qu'il savait !

Peut être qu'en trouvant les mots, Eole pourrait lui soutirer quelques informations, qui sait ?

[HRP : Si tu continues la discussion en essayant de le faire parler, il y aurait jet d'intelligence pour savoir si ta tentative de manipulation réussit.]

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Mer 10 Mar 2010 - 14:30

Le peintre ne voulut parler. Ce qu’il créait devait rester secret. Il ne pouvait en parler, il avait une hiérarchie à respecter, des ordres à exécuter sans le moindre écart.

Le fougueux Sacribon ne pouvait accepter cela. Un homme travaillant sur des machines, qui plus est un artiste, un homme qui embellissait ce que créaient les ouvriers à la force de leurs muscles et de leur détermination, un tel homme ne pouvait être traité de cette façon. Et il le fit remarquer, de pleine voix, chargé d’émotions et d’indignation :

« Mais vous ne pouvez pas ?!! Vous n’avez pas le droit de vous soumettre à de telles directives ! Il ne fait pas se laisser faire ! Personne n’a le droit de vous obliger à faire ce dont vous ne voulez pas faire ! Vous êtes un artiste, c’est vous qui, grâce à votre don, rendez ce que les ouvriers ont crée de beau, de plus beau encore qu’il ne l’était auparavant. Sans des gens comme vous, les meilleurs mécaniques ne seraient que des enveloppes vides. Il n’aurait aucune âme ! Ce ne serait qu’un vulgaire travail répétitif et ennuyeux ! »

Le jeune mécanicien avait sa vision personnel de son travail, enfin, parlons plutôt de vocation. Il n’avait personne lui apprenant ce qu’il savait faire. Il était seul et définitivement seul pour apprendre. Certes, il lui arrivait parfois de demander quelques conseils ou autres questions à des personnes qualifiées, mais la plupart du temps, il était un autodidacte.

Pour lui, il n’y avait rien de mieux en ce monde que la mécanique, la hiérarchie, la convivialité qui existait en ces lieux de travail, sur le seul anneau qu’il connaissait. Il n’avait que pour raison de vivre de travailler avec ces gens, il ne rêvait que de construire des appareils où les gens seraient obligés de tirer des faciès pas possibles. Leur bouche et leur orbite ne se serait jamais aussi dilater, agrandi.

Ce qu’il construirait de ses mains ne seraient en rien comparable à ce qui existait auparavant. Il serait un de ces hommes qui recherchent la perfection, l’originalité. Il construirait la plus belle des machines, la plus résistante et le plus rapide. Il n’y aurait rien ni personne pour le faire tomber. Les seuls créatures qui auraient la chance d’observer cet engin avec tout le temps qu’il souhaiterait serait des représentations, des œuvres d’arts peints à même le métal. Des œuvres d’arts peints par un homme comme celui qu’Eole avait sous les yeux.

« Je vous en supplie. » Il le prit par les épaules. « Je vous en supplie, apprenez-moi. Je ne recherche qu’à apprendre. Je souhaite devenir le meilleur mécanicien qui n’est jamais existé dans l’histoire de cette terre et de toutes celles que je ne connais pas encore. » Sa voix, alors morne et triste, devint enjoué, pleine d’une assurance liée à la jeunesse. « Je m’envolerai un jour dans un de ces formidables engins. J’apprendrai jour après jour alors que je pourrai observer des horizons nouveaux. J’apprendrai et découvrirai de nouveaux lieux. Je m’inspirerai des œuvres d’autres peuples. J’apprendrai de toute part, j’apprendrai de maîtres qui m’accepteront comme élèves. J’apprendrai des animaux et de leur mouvement. J’apprendrai, je réaliserai la plus merveilleuse des mécaniques et, si tu le veux, tu orneras de toute la fantaisie de ton être la peau de cet appareil. »

Eole le Fol s’était relevé, pendant son discours véhément. Ses yeux semblaient enflammer. Sa chemise, jadis blanche, semblait claquer au vent. Des yeux de l’artiste, il devait apparaitre comme la nouvelle génération. Une génération porteuse d’espoirs. Et surtout, il devait voir en ce Sacribon ces espoirs se réaliser.

[HRP : Effectivement, je recherche à en apprendre plus. Et s’il n’est pas coopératif, je risque de créer et de balancer un explosif maison ! ;] Et je ne rigole qu’à demi !]

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Ven 12 Mar 2010 - 0:34

« Mais vous ne pouvez pas ?!! Vous n’avez pas le droit de vous soumettre à de telles directives ! Il ne fait pas se laisser faire ! Personne n’a le droit de vous obliger à faire ce dont vous ne voulez pas faire ! Vous êtes un artiste, c’est vous qui, grâce à votre don, rendez ce que les ouvriers ont crée de beau, de plus beau encore qu’il ne l’était auparavant. Sans des gens comme vous, les meilleurs mécaniques ne seraient que des enveloppes vides. Il n’aurait aucune âme ! Ce ne serait qu’un vulgaire travail répétitif et ennuyeux ! »

Le peintre se releva brusquement aux premiers mots du sacribon. Qui était-il pour le juger ainsi, sans même le connaître ? Mais rapidement le discours du mécano devint plus que flatteur. La dernière fois qu'on l'avait brossé ainsi dans le sens du poil datait d'une éternité. Et on sait tous ce que procure aux artistes en manque de reconnaissances, ce genre de traitements…

« Je vous en supplie. »


Eole prit par les épaules Geaigé, qui surpris, en lâcha son pinceau, heureusement à coté de la plaque à décorer. Il écouta bouche bée la suite de la supplication du sacribon.

« Je vous en supplie, apprenez-moi. Je ne recherche qu’à apprendre. Je souhaite devenir le meilleur mécanicien qui n’est jamais existé dans l’histoire de cette terre et de toutes celles que je ne connais pas encore. Je m’envolerai un jour dans un de ces formidables engins. J’apprendrai jour après jour alors que je pourrai observer des horizons nouveaux. J’apprendrai et découvrirai de nouveaux lieux. Je m’inspirerai des œuvres d’autres peuples. J’apprendrai de toute part, j’apprendrai de maîtres qui m’accepteront comme élèves. J’apprendrai des animaux et de leur mouvement. J’apprendrai, je réaliserai la plus merveilleuse des mécaniques et, si tu le veux, tu orneras de toute la fantaisie de ton être la peau de cet appareil. »

Geaigé pouvait le voir. Ce feu au fond des yeux, ces étincelles qui rendaient la pupille brillante. Le peintre était maintenant assis dans la saleté du hangar, et regardait d'en bas, ce petit gars qui n'avait peur de rien, même pas de la prétention. Il ne savait pas trop quoi en penser. Il hésitait entre faire un sourire, un élan de sympathie dans sa direction, ou repousser la folie du sacribon qui pourrait bien être communicative.

Jet d'intelligence 1D100 : 42 - 20 : Bonus conviction = 22 (pour 30) Réussite ! 2xp gagné
Ta fougue et ton béguin ont l'air d'agir sur Geaigé !


Le peintre se releva finalement.

"Tu veux voyager alors ? Ne compte pas sur moi pour rentrer dans les détails, car j'ai quand même besoin de garder cette place pour manger. Mais pour tout te dire, j'ai bien l'intention de décoller moi aussi d'ici, un de ces jours. Bref, si tu veux tout savoir, il cherche du monde, à l'étage. Et si t'es si doué que ça dans ton domaine, ça se pourrait qu'ils te prennent, vu l'urgence de la situation."

Geaigé se mordit la lèvre. Il avait peur d'en avoir trop dit.

*Veux pas perdre mon boulot à cause de cet inconnu moi !*


Pour calmer ses préoccupations, il attrapa son pinceau, et se pencha sur son travail. Rien de mieux pour se calmer. Il n'avait plus vraiment l'air de vouloir parler !

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Re: Grands hangars

Message  Eole le Fol le Sam 13 Mar 2010 - 16:12

Une expédition se préparait ! La chance de s’envoler, de quitter ces terres, d’apprendre les arcanes de la mécanique et se créer son propre et glorieux chemin !

Eole le Fol sautilla sur place, les yeux luisants de bonheur et d’impatience.

« Merci-merci-merci-mer… »

Il répéta plusieurs fois ce seul mot, sans faire de pause puis, aussi soudainement qu’il était arrivé, il repartit. Il courut tout droit vers le fin espace qui séparait cette première pièce de la deuxième.

Les trois hommes aux uniformes étaient toujours présents. Bloc de Pierre se trouvait toujours devant l’accession à l’étage supérieur. Il était tel un immense titan gardant jalousement ce qu’il avait de plus précieux. Il n’était que là pour empêcher à quiconque de passer. Sa masse et, visiblement, son asociabilité le désignait tout fièrement à cette tâche monotone et ennuyeuse.

« Eh ! Bloc de Pierre, toujours en train de garder l’accès à l’étage supérieur ? »

La crainte étant peu accentuée dans l’esprit du jeune Sacribon, il n’eut pas une seule seconde la pensée de se méfier de la puissance que renfermaient ses seuls bras anthropomorphiques. D’ailleurs, s’il avait eu quelques sueurs froides lors de leur première rencontre, Eole en avait oublié toute trace. Il n’était pas dans ses habitudes de se souvenir de choses sans importance à ses yeux.

Il n’était qu’à cinq mètres de la masse. Il était planté devant lui, attitude qui devait paraitre bien anarchiste, -contre l’autorité-, du fait qu’il ne se soumettait pas. Personne n’aimait qu’on ne le craigne pas quand ce devait être le cas. Ils avaient tous pour fâcheuse habitude de s’énerver, de laisser parler la part animal se trouvant en chaque être. Cette part sombre que tous essayait de masquer, honteuse de la posséder.

« Alors, toujours pas d’accord pour me laisser monter ? »

La réponse était évidente. Un refus. Il ne changerait pas d’avis aussi rapidement. Seul un ordre le ferait, ou l’intervention d’une personne possédant plus de puissance physique ou étant plus gros que lui. Choses qui ne valait pas la peine espérer voir arriver…

*Je dois trouver un moyen de passer outre. Je dois monter à cet étage, trouver cet homme qui me permettra d’embarquer à bord d’un navire volant ! Mais comment faire pour qu’il me laisse passer ?*

Et soudain, une idée folle éclaira les méandres obscurs et poussiéreux de la caverne, matérialisation de son imagination. Les araignées fuirent devant la folie de cette entreprise. Eole tâta sa chemise. Fouillant chaque poche. Jusqu’à ce qu’un sourire, malicieux, illumine son visage. Trouvé.

« Boum. »

Tout Sacribon qui se valait être Sacribon savait porter sur soi un petit engin, un mécanisme, n’importe quoi susceptible d’exploser. Peut-être cela n’aurait aucune conséquence, peut-être en récolterait-il les conséquences de son acte, mais en ce moment, dans la tête d’Eole le Fol, seul cet action pouvait avoir lieu en ce moment, en ce seul instant.

Bien évidemment, ceci n’était qu’une ruse. Et il tenta pour la deuxième fois de passer sur Bloc de Pierre, de s’expérimenter à l’escalade.

« SI QUELQU’UN M’ENTEND QU’IL REPONDE A MON APPEL ! JE VEUX EMBARQUER AVEC VOUS ! JE VEUX VOYAGER ! JE PEUX VOUS AIDER ! »

[HRP : Lancer de dé pour savoir si je parviens à passer Bloc de Pierre ! Peut-être mon cri a-t-il été entendu par un des mystérieux hommes de l’étage supérieur ?]

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Re: Grands hangars

Message  Eliver le Lun 15 Mar 2010 - 21:52

Quel ténacité ! L'obstination dont faisait preuve le sacribon était exemplaire. Il était animé d'un tel entêtement qu'une montagne de roche hargneuse ne suffisait pas à dompter sa persévérance.

Tirant dont ne sait où un petit pétard, le sacribon tenta une diversion. La légère explosion fit tourner la tête de Jedidas le golemus, qui repris instantanément en main ses deux armes, prêt à en découdre. L'humain et la boréenne qui discutaient à quelques pas de l'alpinisme et de son rocher, arrêtèrent enfin leur échange de voix animé, voir virulent. C'était comme s'ils remarquaient pour la première fois la présence de l'agitateur à longue queue.

Prenant son courage à deux mains et le golemus pour un pan - sans tapis -, il entreprit de retenter sa cascade.

Jet d'agilité 1D100 : 39 (pour 25) échec
A nouveau, tu te heurtes à un mur.


La scène se reproduisit à l'identique. Mais cette fois-ci, le sacribon avait eu le temps de crier une phrase avant le choc frontal.

« SI QUELQU’UN M’ENTEND QU’IL REPONDE A MON APPEL ! JE VEUX EMBARQUER AVEC VOUS ! JE VEUX VOYAGER ! JE PEUX VOUS AIDER ! »

Le mécano, dans sa folle conviction, avait sauté avec plus de force encore sur son adversaire, qui ne se contenta pas cette fois, de servir de support de rebond ! Il ajouta au choc, une petite pichenette à l'aide du manche de sa hache, qui firent virevolter le sacribon.

Jet de constitution 1D100 : 22 (pour 30) Réussite ! 2xp gagnés
Tu as la tête solide, heureusement pour toi Smile


Le sacribon se retrouva les quatre fers en l'air sur le sol poussiéreux. Il garda néanmoins conscience, et put être témoin de l'arrivée précipitée des deux soldats interpellés par son interjection, et de la passivité du responsable de ce rebondissement.

La boréenne, tatouée d'un B sur la nuque, s'offusqua :

"Bon sang Zaus ! C'est qui ce guignol ?"

L'humain, tatoué d'un W, répondit d'une voix tendue :

"Attends un peu, il a parlé de vouloir aider. A la clé à molette qu'il garde sur lui, je suppose qu'il a les qualifications requises pour le poste que je vais laisser, vu le sérieux de l'équipe. Vous feriez mieux de l'envisager, dans votre situation. Enfin, je dis ça…"

Il conclut sa phrase en se détournant du petit groupe, et en donnant nonchalamment un coup de pied dans une boîte qui passait par là.

La boréenne à l'épée regarda avec dédain l'homme qui s'éloignait, avant de se recentrer sur le sacribon à terre.

"Garde à vous ! Puisque tu veux nous aider, on va voir ce qu'en pense notre supérieur. Suis moi à l'étage. Et sans attendre."

La soldate fit un signe au golemus qui se décala sans broncher. Elle emprunta l'escalier au pas de course, ses ailes voletaient avec grâce derrière elle.

Te laisseras-tu tenter par ce mystérieux étage, ouvert avec élégance mais fermeté ?

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Message  Eole le Fol Hier à 15:12

Tout se passa très rapidement. D’abord le pétard, simple diversion, puis le saut, l’escalade, le renvoi, le coup dans l’estomac, le souffle venant à manquer pour finalement se retrouver par terre, dans une position peu glorieuse et un méchant mal de tête.

Arriva ensuite deux nouveaux personnages. Les deux qui avaient passé leur temps à parlementer. A ne s’être jamais occupé de ce que faisait le Sacribon ou encore leur collègue. Parmi les bribes de sons, parmi l’agitation, Eole comprit seulement et, le plus important en fait, que tous ces actes n’étaient pas vains. On lui donnait sa chance de monter à l’étage, donc de pouvoir voyager et d’apprendre en compagnie de grands mécaniciens !

Il se releva donc daredare. Les traits de son visage se tirant et formant une curieuse mimique sur son visage à cause de la bosse. Après quelques pas précipités, il se retrouva aux basques de la Boréenne, une femme qui irradiait d’une certaine prestance et d’une certaine somme d’autorité. Visiblement pressé d’en finir, elle ne prêta pas attention à ce que faisait Eole le Fol. Et encore moins à la grimace, cette fois volontaire, qu’il fit à l’encontre de Bloc de Pierre. Les deux pouces dans les oreilles, les autres didis pointés vers le ciel, la langue tirée, un sourire malicieux aux lèvres. Puis un curieux bruit :

« Bllbllbllbll !!! »

Craignant tout de même Bloc de Pierre, il s’en retourna rapidement auprès de la Boréenne. En cet instant, il ne savait quoi faire ni quoi dire. Il était là, entre deux moments importants, entre deux chapitres. Une période qui ne servait qu’à aller de l’un à l’autre. Il n’y avait rien à faire, rien à dire, juste à attendre quelques instants. Et après, la nouvelle action pourrait enfin débuter.

Nerveusement, ses doigts poilus vinrent caresser sa clé à molette. Le stress montait de plus en plus. Il n’était pas beaucoup ce sentiment, ce nœud qui se formait dans votre estomac, une poussée qui s’effectuait dans la gorge, rendant la déglutition difficile. Il n’aimait pas non plus tous les autres phénomènes qui assaillaient son corps. L’envie d’uriner, les sueurs chaudes, un clignement de l’œil.

*Taisez-vous ! Tout va bien, il n’y a aucune raison pour de tels gestes et suées ! Ce n’est qu’une rencontre un peu plus importante que celle que j’ai l’habitude de voir, voilà tout !*

Ses doigts couraient plus vite sur l’acier abimé, rouillé et ancien. Ces mouvements de va et vient sur un objet aussi symbolique le rendait plus… normal. Il se sentait mieux ou, du moins, se cachait à lui-même ces véritables émotions.

*Ahhh !!! Que je déteste ça !*

Cette montée d’escalier, pourtant peu longue apparaissait aux yeux du Fol comme une montée sans fin. Il avait l’image d’un escalier déformé par un effet de perspective, plongeant sa fin dans un halo de lumière. Le reste, à savoir ce qui est autre que l’escalier et la lueur blanche, n’était qu’obscurité. Il se voyait grimper quatre marches à quatre, entendant l’écho durant de longues secondes. Le nombre de marches augmentaient exponentiellement, et pourtant, l’impression du surplace était grande. La Boréenne même semblait s’être volatilisé, ou se retrouver à des kilomètres de là.

Et soudain le sol. Le deuxième étage. L’écho final. La fin de l’illusion. Le début du nouvel acte.

La langue se délie.

« Mais qui êtes-vous ?! Que faites-vous ici ?! Pourquoi y-a-t-il des frégates Ouranos en deçà de notre position ?! Je ne comprend rien à rien mis à part le fait qu’il se passe des choses bien mystérieuses en cet hangar, qu’on enchaîne des artistes et qu’une promesse de voyage traîne dans cet air. »

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